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AIGUES-VIVES Augmentation de salaire chez Syngenta après des semaines de conflit

Les salariés de Syngenta ont obtenu gain de cause hier

Les salariés de Syngenta pendant leurs débrayages (photo intersyndicale)

C'est la satisfaction qui règne ce mardi à l'usine Syngenta d'Aigues-Vives, après la signature de l'accord bipartite signé par l'intersyndicale et la direction, hier, vers 19 h.

Cette unité de production de la multinationale de produits phytosanitaires pour l'agriculture, dont les salariés fabriquent des litres de fongicide et herbicide, est l'un des rares sites de la marque en France. Classé Seveso II. L'usine emploie 120 salariés dont 70 % suivaient le mouvement depuis le 22 janvier. Une heure de débrayage était organisée à chaque service. En jeu, les négociations annuelles obligatoires. La direction souhaitait instituer une augmentation individuelle et au mérite qui aurait été perçue à partir de début octobre, alors que d'habitude cette prime est versée à partir d'avril.

Le mouvement de revendication est parti d'Aigues-Vives mais les salariés de l'unité de Saint-Pierre-la-Garenne, en Normandie, ont suivi. La première proposition de la direction, qui consistait en une prime de 150 € assortie d'une augmentation générale de trente euros par mois, a été acceptée par les Normands, mais refusée par les Gardois, dont les revenus sont plus faibles.

Le débrayage a donc continué sur le site aigues-vivois et l'heure de débrayage initiale s'est étendue au service de nuit. "Nous avions demandé 400 € de primes annuelles, ce qui rattrapait l'inflation et les années sans augmentation sur place", précise Laurent Martorana, de l'intersyndicale CGT-CFDT qui, avec son camarade Didier Hermelle, a mené les négociations.

Lundi 5 février, la venue du directeur national étant annoncée sur site, les Aigues-Vivois ont durci le mouvement, empêchant les camions d'entrer. Au terme d'une journée de négociations, c'est au total une prime de 350 € qui attend les salariés et sera au final intégrée dans le salaire, avec effet rétroactif. "Le dialogue a été constructif mais on a réussi parce qu'on avait une grande majorité de salariés avec nous", se réjouit M. Martorana.

Florence Genestier

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Florence Genestier

Arrivée à Objectif Gard depuis juillet 2017, ma première carte de presse date de 1991 (si, si !). Née en Bourgogne, des études lyonnaises, quinze ans de PHR dans une région de montagnes, puis un détour par une mairie, la vie web d'associations et de projets sur Paris, Dijon, le sud Bourgogne, quelques chroniques judiciaires. Me voilà chargée de l'actu de la Petite Camargue :) de l'Espiguette jusqu'à Vauvert et au-delà. C'est sportif mais passionnant !

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