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GARD Zéro pointé pour la réforme du bac

Mobilisation des enseignants devant le Carré d'Art : les inquiétudes passées se confirment.

C'est la même banderole qu'en Octobre dernier… parce que rien n'a changé…(Photo Véronique Palomar)

Une trentaine de professeurs des collèges et lycées de Nîmes, Manduel, Uzès, Alès, Bagnols-sur-Cèze ont répondu à l'appel national lancé par le syndicat SNES-FSU.

Il s'agissait de dénoncer la réforme du bac et l'entrée dans les études supérieures, la réduction des dotations en heures et, au passage, le manque de requalification des salaires. Des craintes déjà exprimées en novembre qui se confirment.

Rassemblés ce mardi après-midi devant le Carré d'Art, ils ont bravé la pluie pour exprimer leur mécontentement. Un mouvement mené par les enseignants du lycée public Philippe Lamour. Des contestataires qui ont ressorti la même banderole que celle utilisée lors de leur première mobilisation. Message identique : "Lamour en colère, service public à terre !" Slogan inchangé et statu quo : le gouvernement s'en tient aux promesses électorales du candidat Macron.Il y a toujours l'éternel problème des classes surchargées, où parfois les professeurs doivent supporter des effectifs de 30 élèves pour le collège et jusqu'à 36 pour le lycée.

Jérôme Amicel, professeur de lettres classiques à Philippe Lamour et co-secrétaire du syndicat SNES-FSU, motivé malgré la pluie … (Photo Véronique Palomar)

Ajoutons à cela, "la spécialisation dès la seconde, qui ferme prématurément des portes aux jeunes élèves." Une mesure discriminante, selon Jérôme Amicel, professeur de lettres classiques à Philippe Lamour et co-secrétaire du syndicat SNES-FSU. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les dotations en heures diminuant comme peau de chagrin, le lycée Philippe Lamour se voit obligé de rogner sur ses options, celles-là même qui étaient garantes de sa mixité sociale. Cerise sur le gâteau, les enseignants voient leurs grilles de revalorisation salariale changer à la baisse. Bref, de quoi sortir les banderoles !

Malgré tout, ils ont le sentiment que si l'opinion les comprend, le gouvernement fait la sourde oreille. Les manifestants n'ont pas dit leur dernier mot et nous donnent rendez-vous au printemps, qui est, avouons-le, une meilleure saison pour la contestation…

Corentin Corger

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