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LE 7h50 de Michel Martin : « je n’ai rien à me reprocher »

Michel Martin, maire de Saint-Géniès-de-Malgoirès, est l'invité de la rédaction pour répondre aux accusations dont il fait l'objet (Photo : AS/Objectif Gard)

Après l'audit réalisé en 2017 sur le syndicat de la Gardonnenque (devenu SIVOM puis SIVU), Michel Martin, à la fois maire de Saint-Geniès-de-Malgoirès et, à l'époque, président de ce syndicat est mis en cause par certains maires. Il a choisi le 7h50 pour répondre à ses détracteurs.

ObjectifGard : Suite à notre article à la fin du mois de janvier, vous avez été directement mis en cause par d'autres maires qui siégeaient également dans le syndicat de la Gardonnenque ?

Michel Martin : Je n'ai rien à me reprocher. Vous savez, j'ai 77 ans. Depuis l'âge de 15 ans, je donne du temps pour les autres. Vingt-trois communes composaient le syndicat et ceux qui s'expriment sont une faible minorité. J'en ai pris des coups. Mais quand ma petite-fille me dit qu'elle entend que son grand-père a tapé dans la caisse, ça fait mal !

Vous étiez au courant des pratiques de votre secrétaire ?

Non. À l'époque, je n'étais pas au courant. De toute façon, elle a été blanchie. Il y a prescription aujourd'hui. Après, je ne veux pas fuir mes responsabilités. En 2011, la présidente du SIVOM m'avait informé d'une difficulté financière mineure avec la secrétaire. Mais elle n'est pas rentrée dans les détails et je n'ai pas cherché à savoir. Un mois après, elle m'a dit que l'affaire avait été réglée. Pour moi, le sujet était clos puisque la secrétaire avait remboursé au centime d'euros près. Le percepteur d'Alès m'avait aussi assuré que tout était rentré dans l'ordre.

Les maires qui sont montés au créneau peuvent vous reprocher légitimement une forme de laxisme ?

Ce qui me fait marrer, maintenant, c'est que l'on me reproche d'avoir été trop laxiste vis-à-vis des bons d'essence remis à la secrétaire et à l'éducateur sportif. J'ai rien créé. Quand j'ai été élu, j'ai proposé de reconduire les avantages qui existaient avant. Je n'exonère pas ces pratiques. On lui reproche de la lingerie féminine, de l'alcool, des chocolats, à titre personnel. C'est anecdotique. Une seule fois elle a acheté des mi-bas pour 3,50 euros. La seule fois où on a acheté de l'alcool, c'était pour fêter un départ à la retraite.

Autre sujet de polémique, la halle des sports de Saint-Géniès ...

Il faut se rappeler que le collège de Saint-Géniès en 2002 s'est construit sans halle des sports. Damien Alary, président du Département du Gard à l'époque m'a proposé d'en faire une. La commune a donc mis à disposition un terrain à titre gracieux. En échange, le Conseil général du Gard finançait la création de la halle des sports. La commune s'engageait ensuite à prendre à charge 20% des frais d'investissements. Pour mon village cela représentait 38 000 euros de remboursement par an. Soit 380 000 euros au total. Sans compter les frais de fonctionnement de 10 000 euros par an (eau et électricité, ...) et la mise à disposition d'un gardien.

Pour financer une partie de ces sommes, vous avez donc soumis au vote du syndicat, une délibération favorable pour votre commune...

Il s'agissait d'une convention de prise en charge financière de l'investissement et du fonctionnement de la halle des sports. Je trouvais illogique que ce soit la ville de Saint-Géniès toute seule qui prenne en charge la mise à disposition de l'AOG (Association omnisport de la Gardonnenque) pour toutes les associations des communes alentours. La halle des sports était ainsi réservée pour les collèges en journée et une quote part prise en charge par les associations sportives du territoire pour le reste du temps. Le calcul se faisait sur le temps d'occupation de l'enceinte sportive. Du moment que la halle des sports s'est créée, les associations de handball, badminton,etc. sont venues à Saint-Géniès. Chaque année la convention été renouvelée. À partir de 2015-2016, le syndicat a eu des difficultés de trésorerie essentiellement parce que les communes de Vézénobres, Ners, Saint-Hippolyte-de-Caton, Martignargues et autres ont décidé de ne plus payer leur participation. Le syndicat a été dissout le 1er janvier 2018. Depuis, c'est Saint-Géniès qui s'acquitte de la facturation du Département et ce pour encore trois ans.

Vous n'avez donc aucun remords ?

N'oublions pas que sans Saint-Géniès, la halle des sports n'aurait jamais vu le jour. Et je trouve tout à fait logique que le syndicat ait participé financièrement au fonctionnement de la halle. Alors, oui, j'ai défendu les intérêts de Saint-Géniès. Qui pourrait me le reprocher ? Et je vous rappelle que la délibération a été actée à la majorité après le vote des 23 maires qui composaient le syndicat. C'est facile aujourd'hui de venir me le reprocher.

Propos recueillis par Abdel SAMARI

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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