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MARDI ÉCO Dalkia et les enjeux énergétiques gardois

À contre-jour mais pas à contretemps, Serge Burtin, directeur régional de Dalkia Méditerranée annonce les projets régionaux de sa société (Photo Anthony Maurin).

Depuis une dizaine d'années, pas plus, autorités et population se mettent doucement en marche et font leur révolution énergétique. À leur côté, Dalkia Méditerranée pour l'arc méditerranéen, est entrée dans la danse et propose de nombreuses solutions énergétiques durables pour les collectivités et les entreprises.

Créée pour subvenir aux besoins d'un hôpital en manque de performance énergétique en 1937, depuis 80 ans, Dalkia poursuit un idéal devenu à la mode. "Nous nous occupons de l'approvisionnement énergétique, de la maintenance et du confort thermique de nos clients ", affirme Serge Burtin, directeur régional de Dalkia Méditerranée, entreprise au chiffre d'affaires de 337 millions d'euros et dotée de 1 200 salariés (dont 1 000 sont au quotidien sur le terrain).

Mettre en oeuvre les énergies renouvelables des territoires, sans parler du photovoltaïque qui n'est pas un outil principal de la société, est au cœur de priorités de Dalkia. Biomasse, géothermie, thalassothermie et énergie de récupération sont par conséquent à créer ou à valoriser. "Faire faire des économies d'énergie sur les bâtiments de nos clients est également un de nos enjeux essentiels. Nous voulons tirer vers le haut les performances énergétiques car il y a encore de nombreux gisements à travailler. Cette idée va avec les bons réflexes adoptés par nos clients qui sont nécessaires au bout de la chaîne. Pour que cela fonctionne, nous faisons du coaching énergétique", poursuit Serge Burtin.

La résidence La Marseillaise, à Nîmes, connaît les bienfaits des économies d'énergie réalisées par Dalkia.

Nîmes et le Gard sont des bons clients pour une telle société. Site le plus emblématique de la cité des Antonin quand on parle d'énergie, les quartiers ouest de la ville. En effet, Dalkia par sa filiale Nimergie permet de produire et de distribuer de la chaleur et de l'eau chaude sanitaire à de nombreux immeubles. D'une puissance totale de 86,6 MW et d'une longueur de 20 kilomètres aller-retour, ce réseau alimente 6 200 équivalents logements principalement sur les quartiers de Pissevin et Valdegour.

Alès a elle aussi une spécificité : la biomasse, via Dalae, autre filiale de Dalkia. Pour le coup, une chaufferie bois alimente 4 000 logements ou presque avec du bois venant de 100 km à la ronde. Pas dans le Gard mais tout proche, La Grande Motte s'apprête à changer de visage et Dalkia est sur le coup. Rien n'est encore fait mais le projet est plaisant. Grâce à la thalassothermie, "Il y a des besoins importants sur cette zone et tout est à créer. L'investissement est de l'ordre de 7 à 10 millions d'euros pour une Concession de service public (CSP) de 24 ans" poursuit Guillaume Chanussot, directeur de l'agence commerciale Dalkia Languedoc-Roussillon. Et de reprendre, "dans les trois prochaines années, nous investirons environ 30 millions d'euros en Languedoc-Roussillon, et le froid, la climatisation, va devenir très important pour l'avenir de la région. Plus que de l'emploi, car nous soutenons 232 emplois en Région, nous proposons une autre vision de la gestion énergétique."

Une école nîmoise Dalkia ? Un futur projet structurant ?

Dalkia n'est pas la Saur qui a installé un centre de formation sur-mesure au Parc Georges-Besse. Pas d'école nîmoise en vue pour la société qui a pourtant du mal à recruter son personnel qualifié. "Pourtant, avec Yvan Lachaud, le président de Nîmes métropole c’est un sujet que nous avons déjà évoqué ! », confie Serge Burtin. Prochain projet nîmois pour Dalkia ? "La station d'épuration. Avec l'incinérateur qui est à côté d'elle nous pourrions travailler sur la chaleur. Rien n'est compliqué". Mais tout dépendra justement des perspectives entre Ville de Nîmes et Agglo, surtout concernant l'épineux sujet de l'eau et de son assainissement. "Nous voulons entamer les discussions", termine le directeur régional.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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