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CONSEIL DÉPARTEMENTAL Le Département ouvre son porte-monnaie

Rénovation urbaine, fermeture de classes, subventions aux associations… Les débats n'ont pas manqué de passion en ce 14 février.

En majorité relative, le président socialiste du Département doit obtenir l'abstention des élus de droite pour entériner le budget (Photo : Coralie Mollaret)

Quand on aime, on ne compte pas... Enfin presque. Pour le Département, les comptes ont été faits en décembre, lors du vote du budget primitif 2018. Une prévision des recettes et des dépenses pour l'année à venir. Ce mercredi, la collectivité a débloqué ses premiers crédits aux associations et collectivités (mairies, communautés de communes, agglomérations), soit 23 M€. "Une attribution qui n'avait jamais été faite aussi tôt dans l'année", ont salué tour à tour les élus de majorité et d'opposition.

Culture : 1,2 M€ de subvention 

"Votés en début d'année, ces crédits permettent de sécuriser les structures associatives et leurs manifestations pour éviter les problèmes de trésorerie", avance Christophe Serre, président du groupe Parti socialiste et apparenté. En charge de la culture, le vice-président Patrick Malavieille annonce que "50% de son budget est débloqué. Une première dans l'histoire du Département."

Ainsi, ce sont 221 000 € qui ont été attribués au titre de l'éducation artistique, essentiellement pour financer les opérations Artistes au collège dans 65 établissements. L'aide à la création pour les résidences d'écriture a bénéficié de 61 000€ de crédits et les aides à la diffusion ont reçu 323 000€, comme le festival du cinéma d'Alès, la Meuh Folle ou le Jazz à Junas. Enfin, les aides aux structures professionnelles, comme l'association Da Strom ou le Centre chorégraphique d'Uzès, ont obtenu 422 000€.

84 contrats territoriaux 

Dans le cadre du Pacte territorial, les élus ont également attribué des subventions pour financer des projets des mairies et communautés de communes. L'élu d'opposition UDI Philippe Ribot a salué ces aides qui "servent de levier économique pour le territoire." Au total, le Département a signé un chèque de 9,1 M€. À Nîmes, le musée de la romanité a reçu 2 M€. La construction d'un centre Culturel et de Congrès à Uzès a été dotée de 1,2 M€. Un dernier dossier pour lequel l'élue écologiste du canton d'Uzès, Bérangère Noguier, a voté contre. Sa camarade EELV du canton d'Anduze, Geneviève Blanc, s'est abstenue.

Carte scolaire : la gronde 

S'il n'en n'ont pas directement la compétence, les élus ont évoqué la présentation de la nouvelle carte scolaire pour le cours élémentaire, programmée pour ce vendredi. C'est elle qui prévoit les fermetures et ouvertures de classes. Les élus sont inquiets. Selon eux, le DASEN (Directeur académique des services de l'éducation nationale), Laurent Noé, prévoit la fermeture d'une cinquantaine de classes dans le Gard à la rentrée 2018.

À l'occasion de l'attribution d'une subvention de 857 000€ dédiée aux projets pour les écoles, Patrick Malavieille fulmine : "c'est lamentable. Au moment où le Département apporte ces crédits, le DASEN propose de fermer un peu plus de 50 classes ! Les communes investissent pour les ouverture des classes et, un an après, l'Éducation nationale décide de les fermer." Et le maire de La Grand'Combe d'ajouter : "au moment où on nous parle de gaspillage de l'argent public, il faudrait que la carte scolaire soit pensée sur 3 ou 4 ans."

La menace de Denis Bouad

Dernier dossier à avoir agité les passions : la rénovation urbaine. Ce jeudi, le Département accompagne Nîmes métropole à Paris à l'Agence nationale de rénovation urbaine. L'objectif : décrocher des subventions pour financer le projet nîmois chiffré à plusieurs centaines de millions d'euros. Seulement, le président du Département, Denis Bouad, qui est aussi président du bailleur social Habitat du Gard, en a gros sur la patate.

La raison ? La baisse des APL (Aide personnalisée au logement) corrélée à celle des loyers des bailleurs sociaux qui prive Habitat du Gard d'une partie de ses recettes. "Ça représente une perte de 5,8 M€. Je soutiens le projet nîmois qui concerne les quartiers les plus en difficultés. C'est une chance pour le Gard, quatrième département le plus radicalisé de France. Mais comment fait-on pour le financer ? S'il faut un responsable et un coupable, ce ne sera pas moi !", avertit Denis Bouad. À suivre.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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