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GARD Les vins gardois montent au créneau

La fédération des vins IGP du Gard réagit aux "propos décalés de la Ministre" sur le vin. Aurait-elle poussé le bouchon un peu trop loin ?

(Photo Archives Anthony Maurin).

À l’occasion du débat "L’alcool un tabou français ?" diffusé sur France 2, le vin a été particulièrement stigmatisé selon la fédération des vins IGP du Gard. Agnès Buzyn, Ministre de la Santé a associé le vin aux alcools durs, laissant entendre la promotion d’une consommation zéro.

Pour Denis Verdier, président de la fédération gardoise, "le candidat Macron avait déclaré que le vin était l’âme française et aujourd’hui, Président de la République, il souhaite associer notre filière à une stratégie de prévention contre des abus de consommation."

L'incompréhension a vite laissé place à la crainte généralisée suite aux propos tenus par la Ministre de la santé. "Si le vin contient généralement 12% d’alcool, il est aussi le résultat de toute une culture, de territoires et il est surtout l’occasion de la convivialité et du bien vivre ensemble. Nous, les professionnels du vin, sommes engagés dans la promotion de la qualité au détriment de la quantité. Contre l’alcoolisme c’est une consommation modérée qu’il faut prôner. Il est à noter d’ailleurs, qu’aujourd’hui, globalement, la consommation de vin est devenue majoritairement occasionnelle", poursuit le Président Verdier.

Un vecteur économique à ne pas omettre, une défaillance sanitaire pas toujours exacte et des paroles ministérielles qui ne passent pas... "Stigmatiser la viticulture, Madame la Ministre, est proprement choquant et contre-productif. En attendant le débat au parlement sur la stratégie nationale de santé, nous restons vigilants et mobilisés face aux possibles mesures qui pourraient être prises contre le vin. Nous comptons sur nos parlementaires pour rééquilibrer ce débat." Fiers de représenter un produit culturel symbole de l’art de vivre à la française, les viticulteurs gardois ne baissent pas les bras.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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