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LE 7H50 de Frédéric Touzellier : « la difficulté est d’avoir les inscriptions au bon moment »

À Générac comme ailleurs, gros dilemme pour les maires des petites communes. Une fermeture de classe annoncée et ce sont parents et enfants qui montent au créneau.

En compagnie du maire de Générac, Frédéric Touzellier, les parents d'élèves s'opposent à la fermeture d'une classe au sein du village (Photo DR).

Hier on apprenait qu'une nouvelle rectrice était nommée pour l'académie de Montpellier. Béatrice Gille succède donc à Armande Le Pellec-Muller alors que l'Éducation nationale dans le Gard revoit, comme chaque année, le nombre de classes et le nombre d'élèves par classe.

À Générac comme partout ailleurs, on parle de fermetures de classes. Vous soutenez les parents d'élèves dans leur espoir de conserver cette classe?

Ils ont appris la nouvelle il y a trois jours grâce à la direction de la maternelle qui évoquait la fermeture très rapide d'une classe. Les parents d'élèves et les enseignants sont soucieux de l'équilibre des classes pour une éducation bien faite. Ils ne veulent pas que leurs enfants apprennent dans de mauvaises conditions et en étant trop nombreux. On ne sait pas ce qui peut se passer mais nous soutiendrons les parents d'élèves et les enseignants dans leur démarche. Je veux tout simplement sauvegarder ce qui existe dans ma commune. C'est pour cela que je suis élu.

Apprendre une suppression de classe au dernier moment n'est pas une chose nouvelle. Comment l'État devrait-il communiquer?

En effet, cela se passe toujours comme ça... La commune n'est jamais avertie. Si on nous prévenait un peu en avance, on pourrait discuter et se sentir moins acculé. On comprend bien les stratégies gouvernementales, je ne parle pas de cela mais il serait préférable que l'État ait une meilleure communication sur la question. Là, c'est un peu brutal. La qualité de vie dans nos communes est primordiale pour nos administrés. Il serait bon d'être prévenu de ce genre de chose afin que nous puissions préparer notre défense car tout le monde le sait, la difficulté est d'avoir les inscriptions au bon moment. Seules les inscriptions comptent. Pour nous, aujourd'hui il nous manquerait quatre élèves mais je suis persuadé que dans quelques jours, nous serons à huit élèves de trop. En maternelle et primaire, nous aurons entre 15 et 20 élèves qui ne sont pas encore inscrits...

D'autres problèmes dans le même genre sont à prévoir?

La même difficulté se profile pour les crèches. Avec l'arrêt des contrats aidés, il est très difficile pour les associations de maintenir ces postes. À Générac il y en avait entre 5 et 8 et je ne pense pas que la Mairie soit en capacité de se substituer à l'État. Nous avons 30 places en crèche mais il y aura un déficit financier important à combler. Forcément avec de l'argent public. L'État essaie de se désendetter, baisse nos dotations mais nous oblige à mettre de l'argent là où on n'avait pas prévu d'en mettre.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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