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NÎMES 4e Concours d’éloquence de l’université : les plaideurs à la cour d’assises !

Les finalistes du concours d'éloquence organisé par l'association Droit de l'université viendront déclamer en public dans sous les ors du palais de justice.

Théâtre habituel des audiences de rentrée solennelle, la cour accueillera cette fois un concours d'éloquence (Photo © Objectif Gard / MA)

Pour la quatrième année consécutive, l’Asso Droit de l’université de Nîmes organise son Concours d’éloquence dont la finale, ouverte au public, se tiendra le vendredi 23 février, de 9 heures à midi, à la cour d’assises du palais de justice de Nîmes. Le vainqueur sera qualifié pour le Concours national d’éloquence programmé à Paris.

Le principe de ce concours ouvert à tous les étudiants de l’université de Nîmes est simple : chaque participant se voit attribuer un sujet unique et dispose d’une semaine pour affûter ses arguments avant de les présenter oralement dans le temps imparti de 10 minutes. Vingt-trois étudiants ont participé aux phases de qualification autour de questions à la fois surprenantes et originales : Peut-on se considérer médecin après avoir regardé tous les épisodes de Grey’s Anatomy ? Où est Charlie ? Pourquoi « tout attaché » s’écrit en deux mots alors que « séparément » s’écrit en un seul ? Pokémon est-il une critique sociale de l’esclavage animal ?

Lors des éliminatoires, six spécialistes de l'exercice de style, étudiants en droit et en psychologie, se sont démarqués par leur éloquence et s’affronteront lors de la finale devant le public et un jury prestigieux composé de maître Jean-Michel Divisia, bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Nîmes, M. Leroy, vice-président en charge de la vie étudiante de l'université de Nîmes, M. Rolland, conseiller municipal à la Ville de Nîmes et chargé d’enseignement à l'université de Nîmes, et maître Guttierez, avocat au barreau de la Cour d'Appel de Nîmes.

Les finalistes ont chacun tiré au sort un sujet parmi les suivants : «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire (Albert Einstein).», «L’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu (Léonard De Vinci).», «Dans la vie on ne fait pas ce que l’on veut mais on est responsable de ce que l’on est (Jean-Paul Sartre).», «J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant (Jacques Prévert).», «Toutes les passions sont bonnes, à condition qu'on en reste le maître (Jean-Jacques Rousseau).», «L’éducation consiste à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion (Montesquieu).»

Un vaste et éclectique pré-supposé qui, à en n'en pas douter, devrait déboucher sur de grandes envolées lyriques inspirées et quelques bons mots. Et puisqu'on est à la cour, comme lors d'un procès, c'est après en avoir délibéré que le jury rendra son verdict et désignera le lauréat qui sera...condamné à défendre les couleurs nîmoises au Concours National d’éloquence à Paris, à partir du 24 mars. L'entrée est libre et gratuite.

Philippe GAVILLET de PENEY

philippe@objectifgard.com

 

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Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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