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FAIT DU JOUR Champion de France d’enduro, Loïc Dujaud veut finir en beauté

Après 12 ans sans moto, le Gardois a repris le guidon l'année dernière et a été couronné de succès. Portrait d'un motard pas comme les autres.

Loïc Dujaud (Photo ColinEnduro).

Loïc Dajaud, qui êtes-vous?

J'ai 36 ans. J'étais pilote professionnel dans les années 1999-2001. J'ai dû arrêter car c'est très difficile de gagner sa vie avec l'enduro et j'ai donc créé mon activité professionnelle. J'ai monté une société d'électricité-plomberie que j'ai encore. J'ai une vie de famille et je suis aussi trufficulteur. J'ai laissé tomber la moto pendant 12 ans mais le manque se faisant, j'ai repris le haut niveau l'année dernière et je suis à présent Champion de France et avec la Ligue Occitanie, nous sommes quatrième au Championnat du Monde en 300 cm3.

Comment arrive-t-on à reprendre le haut niveau aussi rapidement tout en ayant des résultats ?

Beaucoup de travail et beaucoup de moto l'hiver dernier. Disons que je sortais deux à trois demi-journées par semaine et c'est très compliqué de mener tout ça de front mais c'est un défi et j'aime les défis ! En plus, j'avais dit que je faisais ça pour deux saisons avant de revenir à la réalité du quotidien. Tout le monde a fait des concessions mais tout le monde est content car ça a marché !

Loïc Dujaud (Photo DR).

Comment va se passer cette nouvelle dernière année ?

La saison commence début avril et s'achève fin octobre. Je roule dans la catégorie Élite, la plus haute en France (E1 de 125 cm3 à 250 cm3). Je reviens à mes premiers amours, à mes débuts. En plus, je piloterai une moto créée par Sherco en fin d'année 2017. Elle fonctionne bien et nous souhaitons la développer au maximum pour qu'elle puisse être vendue en plus grande quantité.

Que peut-on espérer pour vous?

Je vise des coups d'éclats avec quelques top 5. Mais sur la saison complète, ça va être très dur car le niveau de cette année sera très élevé. Il faut dire que la France est excellente en enduro, elle est toujours bien classée même si c'est devenu compliqué de rouler dans nos régions.

Loïc Dujaud (Photo DR).

Avec Sherco, le partenariat semble prolifique...

Alors qu'on n'entendait plus parler de Loïc Dujaud depuis des lustres, Sherco m'a laissé ma chance. J'avais encore le niveau. Ils m'ont dit que ça pouvait le faire et ils m'ont donné les moyens pour que ça le fasse. Là aussi, tout le monde est content, c'est un bel échange qui a fonctionné. Je veux aussi souligner l'énorme soutien du workshop concessionnaire Sherco à Caissargues.

Alors, on dit quoi pour cette saison qui s'annonce dantesque?

Je n'ai pas encore regardé le plateau mais cette année ça va être la catégorie reine de l'enduro. En théorie, je serai le pilote le plus âgé et le seul à rouler en 125 cm3. La cylindrée ne veut rien dire, les meilleurs pilotes n'ont pas forcément les plus grosses cylindrées. Pour mon âge, l'année dernière, ça n'a pas plu aux petits jeunes mais c'est comme ça. Je veux prendre du plaisir. Je sais très bien que les quatre premiers du championnat seront intouchables mais nous serons huit à nous disputer la suite du classement.

Premiers tours de roues à Privas en Ardèche les 31 mars et 1er avril prochain.

Loïc Dujaud (Photo DR).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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