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GARD La Banque de France positive

La Banque de France à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Le directeur de la succursale de la Banque de France à Nîmes, Philippe Saigne-Vialleix, organisait un petit déjeuner très économique pour présenter l'environnement conjoncturel, les résultats des entreprises d'Occitanie en 2017, leurs perspectives pour l'année en cours, et proposait un zoom réduit sur l'économie gardoise.

En Occitanie, car la Banque de France ne peut pas donner trop de chiffres gardois au vu de l'étroitesse du panel, l'année 2017 a globalement été bonne dans la plupart des secteurs d'activités mais c'est le BTP (bâtiment-travaux publics) qui affiche la meilleure croissance. Le Gard est le deuxième département de la Région quand on parle d'industrie. Mais sur l'évolution du crédit aux entreprises, il est un peu à la traîne.

Les matériels de transport, l'ingénierie et les services informatiques ont une nouvelle fois tiré l'industrie et les services aux entreprises vers le haut. Mieux encore, on observe peu de distorsion en fonction de la taille des sociétés puisque 70% des plus de 50 salariés dans l'industrie et des plus de 20 salariés dans les services et le BTP enregistrent une progression de leur chiffre d'affaires.

 

La présentation de Philippe Saigne-Vialleix (Photo Anthony Maurin).

L'emploi salarié a bénéficié de la bonne orientation de l'activité économique et les effectifs ont été confortés dans l'ensemble des secteurs même si le recours à l'intérim n'a pas faibli. De plus, les capacités de production s'accroissent et se renforcent.

Pour 2018, les chefs d'entreprise anticipent déjà une croissance des chiffres d'affaires un peu plus modérée mais de nouvelles embauches sont annoncées dans le même temps, notamment dans le BTP. Les investissements devraient y progresser comme dans le secteur des services mais pour l'industrie, ils seraient en baisse. Concernant les médiations de crédit, la succursale gardoise a traité 622 dossiers avec un taux de succès de 54% et près de 24 millions d'euros de crédits débloqués pour sauver 2 643 emplois dans le département.

"Notre questionnaire s'adresse aux entrepreneurs d'Occitanie. Envoyé à 35 000 chefs d'entreprise (cela représente 46 milliards d'euros et 193 000 salariés), 2 500 ont répondu et 283 l'ont fait dans le Gard. "On note des prévisions favorables pour 2018 dans chacun des secteurs avec une croissance maintenue, très homogène et diffuse sur le territoire. Tous les secteurs sont en progression et je n'ai pas vu ça depuis 20 ans. Cela fait l'unanimité, tous les secteurs embauchent et embaucheront", explique Philippe Saigne-Vialleix.

Les crédits pour l'habitat sont nombreux et le surendettement est quant à lui faible dans notre département. Plus faible qu'en Occitanie, qui est déjà en-deçà de la moyenne nationale. "Malgré notre taux de chômage, la pauvreté du Gard et le nombre de bénéficiaires du RSA... On n'y comprend rien ! En tout cas, investissez et profitez de la faiblesse des taux", conclut le directeur gardois de la Banque de France.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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2 réactions sur “GARD La Banque de France positive”

  1. Monsieur le directeur gardois de la banque de France ne comprend pas vu le taux de chômage, la pauvreté du Gard et le nombre de bénéficiaires du R.SA. que le surendettement soit aussi bas. Son ordinateur n’est pas programmé pour évaluer les capitaux que rapporte le trafic de drogue , celui de la prostitution, celui du travail au noir etc… Ceux que le président désigne  » les riens  » n’ont parfois d’autre recours pour ne pas se voir interdit bancaire d’user du système D. Le bilan dressé de la délinquance 2017 par le préfet dernièrement peut aussi aider ce bon directeur a comprendre là ou il ne comprend rien.

    1. C’est vrai que l’économie souterraine est assez forte dans le Gard comme dans tous les secteurs touchés par le chômage. Autre explication : vu la précarité ambiante , nombre de dossiers de surendettement ont déjà été présentés les années précédentes. En gros « notre stock  » de surendettés a déjà été largement traité en 2016, 2015 etc…d’où les chiffres de 2017 qui ne traduisent pas un mieux comme semble l’interpréter la BDF.

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