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NÎMES « Je m’aNîmes » : une 4ème édition et toujours autant de belles surprises

Les Journées Européennes des Métiers d'Art se localisent à Nîmes et vous invitent à découvrir les talents du territoire dans une ambiance chaleureuse et fédératrice.

Les dorures, une partie de haute précision du métier de relieur par Claude Deschamps (Photo Anthony Maurin).

Les métiers manuels ont de l'avenir et ils le font savoir. Oui, faire des études pour en faire ne sert jamais à grand chose. Par contre, travailler de manière passionnée n'a jamais fait connaître le chômage !

Pour vous le prouver, voici qu'arrive les 6, 7 et 8 avril prochains la 4ème édition des célèbres Journées Européennes des Métiers d'Art. Présents au rendez-vous à part vous ? Des artistes et des artisans d'art nîmois. Ateliers, démonstrations, animations, expositions et conférences seront les agréments de ces rencontres d'un quatrième type.

"Il y a 33 lieux à travers la ville. Nous avons volontairement resserré le noyau dur à l'intérieur du centre-ville car les déplacements à l'extérieur sont plus compliqués. En tout, 60 artistes et artisans d'art seront là et le vernissage du week-end, qui aura lieu à la chapelle des Jésuites le vendredi 6 avril, présentera une installation surprenante", annonce Claude Deschamps, patron du magasin de reliure éponyme situé sur la Grand'Rue.

Bon, il faut dire que la thématique européenne laisse la place à l'imaginaire... " Les futurs en transmission ". " Je pense que l'on respecte le sujet. Il y a environ 500 personnes par jour qui passent à la chapelle. Dans les autres lieux, on compte environ 300 personnes par site. Mais disons qu'en totalité, entre 1 500 et 2 000 visiteurs poussent nos portes pendant ce week-end ", poursuit Claude Deschamps.

Pousser des portes pour voir quoi ? Déjà, pour admirer un artiste ou un artisan au travail. Ensuite, pour lui parler, pour lui poser des questions, pour tenter de le voir différemment et sous un autre angle que celui d'un gars de l'autre côté du comptoir. Ici, vous allez, ou plutôt vous devez, faire des rencontres qui vous marqueront. " Parfois, nous sommes ouverts le dimanche jusqu'à 19h tant les gens viennent tardivement. On les comprend, ils veulent bien terminer leur week-end mais cette année nous allons faire encore plus d'ateliers et de démonstrations, c'est ce qui plaît ", assure quant à lui le coutelier de la Rue Saint-Castor, Jérôme Domingo.

Dans son atelier nîmois, Jérôme Domingo crée des couteaux originaux (Photo : Philippe Gavillet de Peney/Objectif Gard)

Une quinzaine de métiers différents qui vont du poète au bricoleur nomade, de l'imprimeur textile au santonnier, de la fabrication de mobilier en carton à l'horlogerie, de la reliure à la céramique... La liste est longue et non exhaustive. "Nîmes est une ville assez petite mais avec les nouveaux venus, on peut toujours satisfaire sa curiosité. Nous nous sommes rendus compte que l'an passé il y avait eu quelques ratés sur des lieux qui ne vivaient pas assez. Cette année nous rectifions le tir et nous serons tous présents pour accueillir les visiteurs, leur ouvrir la porte et leur faire découvrir nos métiers", poursuit Jérôme Domingo.

Toucher les gens et les jeunes en priorité. Tels sont les objectifs de ces journées qui se veulent pédagogiques et essentielles au lien social (et économique) du centre-ville. " Les jeunes veulent voir et faire des choses différentes, moins abstraites, plus ancrées dans le réel mais nous avons du mal à faire venir le vendredi le public scolaire. C'est compliqué mais ça serait très intéressant aussi bien pour eux que pour nous", évoque le patron de La Cité (1 Place Grand Temple), très impliqué dans l'association et qui souhaite redynamiser le centre-ville par ce genre d'action.

" Surtout, que les gens n'aient pas peur de pousser nos portes, même s'ils n'achètent rien. Au moins on parlera, on échangera et on se connaîtra un peu mieux. C'est important pour les commerçants et honnêtement, ce que vous trouvez en centre-ville, vous ne le trouvez pas dans les grandes zones commerciales qui sont à l'extérieur ! Rentrez chez nous sans appréhension, nous voulons partager nos savoirs et transmettre quelque chose ", conclut le jeune et nouvel horloger nîmois, Nicolas Munon.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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