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SAINT-LAURENT D’AIGOUZE Cinquante bougies pour la race du cheval Camargue

Un week-end de festivités en avril à la gloire de la prestigieuse monture des gardians.

Il reste une place pour la stèle du centenaire à l'entrée du domaine, sur la route des Saintes-Maries-de-la-Mer (photo F. G)

Repoussée pour cause d'intempérie neigeuse, la commémoration sur les terres du domaine du Petit Saint-Jean a rassemblé nombre de manadiers vendredi dernier.

Invités par la commune de Saint-Laurent d'Aigouze, nombre de professionnels et d'acteurs du monde des manadiers ont répondu présent, comme Frédéric Fourmaud dont le père, à l'époque, est associé avec l'ancien propriétaire de la manade, Marcel Bernard. Adolescent à l'époque, l'actuel patron de la manade Fourmaud de Psalmody était présent le 1er mars 1968. Au domaine, une exposition de jolies photos noir et blanc décrit quelques événements en lien avec le cheval et l'histoire du domaine..

Une stèle plus une plaque

Sur ce domaine agricole tourné vers l'agro-écologie, géré par la Tour du Valat depuis 2012, le seul du genre dans le Gard, une plaque a été dévoilée, juste à côté de la stèle honorant déjà la date du 1er mars 1968. Les premiers étalons ont été reconnus à cette date. Sur la stèle de 1968 se dessinent les traits d'un cheval Camargue, Clovis dont l'un des descendants, l'immaculé Ukraine présidait au dévoilement de 2018. Venu de la manade Fourmaud, Ukraine s'est montré très patient face aux simagrées des hommes pour l'inauguration...

Car le domaine a joué un rôle clé, recevant les premières réunions des éleveurs. Le cinquantenaire sera célébré par un week-end d'animations varié du 28 au 29 avril. Une initiative de la commune largement appréciée par tous les acteurs, de Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat, à Anne-Sophie Lauthier, directrice des haras d'Uzès. De quoi évaluer le chemin parcouru et les souvenirs de gardians avec émotion et bonne humeur. Et témoigner à cette figure légendaire de la Camargue toute l'attention qu'on lui doit. Concours d'élevage, démonstrations, conférence, expositions rythmeront ces deux jours de fête au domaine. Un périmètre de 100 hectare, une pépite pour la commune et ses exploitants.

Laurent Pélissier et les élus de Saint-Laurent d'Aigouze ont lancé l'idée des festivités et de l'hommage qui rassemble les amoureux des chevaux bien au delà des limites du village (photo F. G.)

La reconnaissance de la race Camargue  est le fruit d’un long travail mené par l’Association des éleveurs de chevaux de race Camargue (AECRC), créée en 1964 par une poignée d’éleveurs inquiets du devenir de ce cheval emblématique. Progressivement le standard de la race se dessine jusqu’à ce jour du 1er mars 1968 où les premiers étalons de race Camargue sont sélectionnés et approuvés par la direction nationale des Haras, des éleveurs, des vétérinaires.

Il faudra encore plusieurs années pour que les éleveurs intègrent tous les codes nécessaires à l'homologation. Dix ans plus tard, en 1978, l’arrêté de reconnaissance paraît au Journal Officiel et la race Camargue est inscrite au stud-book. Le 6 octobre 2002, par arrêté, le cheval Camargue est classé dans la catégorie des chevaux de sang et son stud-book est inclus dans le livre généalogique des races françaises des chevaux de selle. Aujourd'hui, d'après le président de l'association, Thierry Trazic, 280 éleveurs en France bichonnent des chevaux camarguais. Un nombre qui à lui seul vaut reconnaissance.

F. Genestier

Le cheval Camargue est considéré comme l'une des plus anciennes races du monde. "Calme au repos, sollicité par son cavalier, le cheval Camargue se révèle vif et agile. Sobre, maniable, courageux, très endurant, il est capable de résister à de longues abstinences comme aux intempéries. Rustique et attachant, le cheval blanc est l'un des emblèmes du territoire prisé qui se confond avec le delta du Rhône. La commune de Saint-Laurent d’Aigouze, en coopération avec les Haras d’Uzès, l’Association des éleveurs de chevaux de race Camargue, la Tour du Valat (propriétaire du Domaine du Petit saint Jean) et de nombreux partenaires célébreront comme il se doit cette belle bête les 28 et 29 avril.

Etiquette

Florence Genestier

Arrivée à Objectif Gard depuis juillet 2017, ma première carte de presse date de 1991 (si, si !). Née en Bourgogne, des études lyonnaises, quinze ans de PHR dans une région de montagnes, puis un détour par une mairie, la vie web d'associations et de projets sur Paris, Dijon, le sud Bourgogne, quelques chroniques judiciaires. Me voilà chargée de l'actu de la Petite Camargue :) de l'Espiguette jusqu'à Vauvert et au-delà. C'est sportif mais passionnant !

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