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SANILHAC-SAGRIÈS Le groupe scolaire lance sa transition énergétique

Grâce à une collaboration entre la Mairie et une coopérative très verte, l'école du village est autonome et revendra l'électricité qu'elle produira.

(Photo Anthony Maurin).

Après Aubais, voilà Sanilhac. Ou plus précisément Sanilhac-Sagriès pour être juste. En tout cas, une à une, les écoles du canton d'Uzès risquent bien de devenir autonomes en énergie et d'inculquer les bonnes manières écologiques aux enfants qui y sont inscrits.

980 habitants, 68 élèves scolarisés et un projet audacieux, chiper les rayons du soleil, les utiliser et revendre l'énergie supplémentaire à 23,57 centimes d'euros par KW/h (prix fixé pour 20 ans). Le photovoltaïque à fait d'immenses progrès en quelques années et arrive aujourd'hui à satisfaire les demandes de telles structures en vue d'une transition énergétique réalisée en douceur.

À Sanilhac, le projet a débuté il y a deux ans. Réunion après réunion, visites techniques avant visites de chantier, réunion publique et installation des fameux panneaux au mois d'octobre dernier par Olivier et Matthieu de la société Eco-Energies, l'histoire est belle, longue et très citoyenne. Au total, deux toitures orientées plein sud, 40 panneaux sur près de 70m2 et une bonne idée émanant de Citre, une coopérative pas comme les autres mais basée à Uzès.

L'école de Sanilhac (Photo Anthony Maurin).

Créée en juillet 2015 après plusieurs mois de réflexion, l'association souhaite répondre aux défis de la transition énergétique et mobiliser les forces vives du territoire de l’Uzège autour de projets coopératifs locaux visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et polluantes. En tout, deux champs sont posés sur les toits de l'école de Sanilhac. Un premier de 9 KWc (kilowatt-crête) dont l'énergie sera revendue par la coopérative, un second de 3 KWc utilisé en autoconsommation par et pour l'école.

Pour le maire du village qui a rappelé les actes terroristes audois et qui a tenu à faire une minute de silence, l'affaire est belle mais la fête aurait pu l'être plus encore. " Carole Delga n'a pas chaussé ses bottes de sept lieues mais elle est représentée par Agnès Langevine, 3ème vice-présidente de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée en charge de la Transition écologique et énergétique. Denis Bouad, lui non plus n'est pas là et pourtant Blauzac n'est pas à sept lieues de Sanilhac ! Heureusement, il est remplacé par Bérengère Noguier. " s'amusait le maire de Sanilhac Bernard Boiron.

Le président de Citre, Denis Méjean, a quant à lui tenu à excuser le soleil mais s'est dit " ému de voir autant de monde pour cette inauguration. D'ailleurs, si vous n'êtes pas encore adhérent à la coopérative, vous pouvez toujours le devenir. Actuellement il existe une réellement dynamique, y compris avec les élus car le photovoltaïque ne se résume pas aux grands champs que l'on aperçoit en garrigue quand on prend l'autoroute. Dans une école, c'est un symbole et il y en aura d'autres. À l'intérieur sont exposés les enjeux de la transition énergétique et les explications techniques du photovoltaïque. "

Bernard Boiron, maire de Sanilhac (Photo Anthony Maurin).

Philippe Pourchet, président de la coopérative avouait que " L'Occitanie veut être la première région de France en énergie renouvelable. Aujourd'hui, la Citre a 157 coopérateurs et tout le monde est gagnant. Ils prêtent de l'argent qui leur sera bien rémunéré, l'environnement se portera mieux et les citoyens peuvent agir.La Citre grandit, prospère et a de nombreux autres projets à venir. "

Et pour cause, Garrigues-Sainte-Eulalie, Collias, le Syndicat Mixte des Gorges du Gardon, Vers, Dions... " Nous voulons faire de cet outil performant un outil territorial au service de la transition énergétique. Les maires doivent nos rejoindre et prendre des parts dans la Société Coopérative d'Intérêt Collectif. Dans les 17 communes environnantes, on compte plus de 27000 m² de toitures disponibles. " poursuit le president.

Les panneaux sont en place et donnent déjà pleine satisfaction. Le mégawatt a même été dépassé. Coût total du projet : environ 40000 euros pour lesquels 54 coopérateurs de l'Uzège s'étaient réunis. Chapeau !

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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