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NÎMES Une centaine de personnes rassemblée devant le magasin Carrefour Nîmes Sud

En réponse à une mobilisation nationale, les salariés du Carrefour de la Route d'Arles étaient sur le pont dès 3h30, ce matin.

Environ 100 personnes se sont mobilisées devant et dans le Carrefour Nîmes Sud (photo Laurent Rech)

Ce samedi 31 mars est marqué comme un jour de mobilisation nationale pour les salariés de l'enseigne Carrefour. Un appel notamment suivi à Nîmes, au supermarché de la Route d'Arles où près d'une centaine de personnes s'est réunie, au plus fort du mouvement. Un cortège constitué à 70% d'employés du magasin de Nîmes, renforcé notamment par la présence des collègues d'un des entrepôts Supply Chain.

Un rassemblement à l'initiative du syndicat Force Ouvrière, dont les représentants étaient présents dès 3h30, ce matin, pour accueillir les équipes qui prenaient leur service. "On n'a pas bloqué le magasin, les gens ont pu faire leurs courses mais par contre l'activité s'est retrouvée largement ralentie", explique Laurent Rech, délégué FO du Carrefour Nîmes Sud. Car les grévistes ne se sont pas contentés de rester devant les portes, mais ils ont investi les rayons et alerté les clients.

Le cortège rassemblé dans le hall d'entrée du magasin (photo Laurent Rech)

"On a été content de voir que les gens étaient à l'écoute et comprenaient nos revendications", poursuit Laurent. Et en premier lieu, la contestation du "Plan Bompard 2022". Du nom du PDG de Carrefour, Alexandre Bompard dont le programme prévoit des suppressions de postes et la mise en place d'un système de location gérance pour certains magasins. Sur la grande surface de la Route d'Arles, c'est la distribution du carburant qui devrait être d'abord touchée, précise le représentant syndical. "Le plan prévoit la fermeture de la caisse de la station essence, cela fait déjà deux postes supprimés. D'autant plus que ces places sont réservées à des personnes en situation de handicap qu'il va falloir requalifier." 

Une fermeture qui pourrait être effective d'ici six mois, avant de voir également des diminutions sur les postes de caissiers dans le magasin. "Le supplice ultime pour nous, c'est l'instauration de magasin en location gérance. Les directeurs déjà en place n'arrivent à faire fonctionner la marque, alors pourquoi des particuliers y arriveraient ?", s'interroge Laurent Rech. Un système qui consiste à louer, en bénéficiant de l'enseigne Carrefour, pour une durée déterminée, un magasin à un repreneur. "C'est un moyen d'engranger des loyers sans avoir à se préoccuper des difficultés des salariés", conteste t-il.

Une contestation avec également un aspect financier, la diminution des primes, passées, en moins d'un an, de 610 euros brut annuel à 57 euros. "Et pendant ce temps, six actionnaires se répartissent 350 millions d'euros de dividendes", s'exclame le délégué FO. "Quand 120 000 salariés se partagent 7 millions d'euros ! ", conclut-il. Des salariés qui attendent de voir l'ampleur et l'impact de cette mobilisation générale avant d'organiser d'autres mouvements.

Corentin Corger

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