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NÎMES Le service de cardiologie du CHU de Nîmes se modernise

La direction a officiellement présenté son nouveau service de cardiologie, qui se lance dans la télésurveillance. Une technologie également utilisée en diabétologie.

Les soins intensifs du service de cardiologie (photo Corentin Corger)

Le CHU de Nîmes a officiellement présenté l'extension de son service de cardiologie, un espace plus grand, réaménagé avec de nouvelles pièces et de plus de lits pour accueillir des patients dont la demande est toujours plus croissante. Un service qui se modernise grâce à la télésurveillance, également utilisée en diabétologie.

Opérationnel depuis octobre 2017, le CHU Carémeau de Nîmes a présenté l'extension de son service de cardiologie, rénové durant plusieurs mois pour des travaux estimés à 1,8 millions d'euros. "Cet investissement est pour mettre à l'honneur le service cardiologie et s'inscrire dans un dynamisme d'activité clinique pour continuer de développer les capacités d'hospitalisation et individualiser l'offre de soins", explique Martine Ladoucette, directrice générale de l'établissement. Une modernisation qui satisfait la ville de Nîmes et son conseiller municipal délégué à la santé et à l'enseignement supérieur, Michel Bazin. "Le CHUN entre dans le peloton de tête des hôpitaux. La dernière visite d'accréditation a été remplie d'éloges. Chaque fois que je viens, c'est en travaux. Cela est signe d'un éternel mouvement et que nous avons un hôpital du XXIème siècle."

Un projet d'agrandissement conçu dès 2014 et qui a vu le jour en 2017. "Le service a été entièrement refait du sol au plafond. Cela a été compliqué car il a fallu s'adapter avec les patients", raconte avec soulagement, le Professeur Patrick Messner-Pellenc, chef du service de cardiologie. Ce dernier et son équipe disposent désormais de douze lits individuels, au lieu de six auparavant, pour l'USIC (Unité de soins intensifs en cardiologie). Un secteur dit d'hospitalisation de semaine a été crée, dédié aux examens programmés où les patients restent en majorité une seule nuit. Huit lits pour la surveillance continue ont été mis en place et parallèlement l'hospitalisation classique est passée de 24 à 20 lits. Des travaux importants ont aussi été réalisé sur le plateau technique, qui compte désormais six salles de consultation et quatre salles d'échographie.

Une des nouvelles salles d'échographie du service de cardiologie (photo Corentin Corger)

Des travaux qui étaient plus que nécessaires pour répondre aux besoins de la population, car le service de cardiologie était occupé totalement saturé. Des besoins toujours plus grandissants avec le vieillissement de la population, ce qui augmente l'activité cardiaque. Des soins du coeur qui sont souvent imprévisibles, "85% de notre activité se fait dans l'urgence complète", rappelle le Professeur Messner-Pellenc. Une des solutions alternatives à l'hospitalisation est la télésurveillance.

La télésurveillance en cardiologie et diabétologie

La télémédecine est considérée comme la médecine du futur. Elle se détaille en trois points : la téléexpertise, la téléconsultation et la télésurveillance. Une technologie expérimentée notamment en cardiologie. "20 à 25% des hospitalisés cardiaques, reviennent à l'hôpital le mois suivant", constate le cardiologue, Jean-Etienne Ricci, qui croit en la télésurveillance pour atténuer ce phénomène. Concrétement, une balance électronique connectée est mise à disposition aux patients car un des signes majeurs de décompensation cardiaque, c'est la prise de poids. Le patient va pouvoir s'auto-consulter en se pesant quotidiennement. Les données sont ensuite transmises à une centrale d'analyse et un algorithme est capable de détecter un problème et de signaler une alerte. L'humain prend ensuite le relais avec des infirmiers qui vont pouvoir vérifier l'alerte et procéder à des ajustements ou transmettre le cas aux cardiologues.

Un outil quasiment similaire, expérimenté également en diabétologie, ce qui rend le CHU de Nîmes pionnier en la matière. Le Gard compte près de 40 000 diabétiques dont un quart sont traités par insuline. Grâce à un scan, le diabétique n'a plus besoin de se piquer le bout du doigt. Et les résultats sont récoltés sur une plate-forme dédiée et sécurisée. Un système qui a vocation à faire diminuer le nombre d'hospitalisation et de consultation. Mais pour l'instant, cela est encore au stade de l'expérimentation et il n'y a pas de date prévue pour une mise en place définitive du protocole.

Corentin Corger

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