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UZÈS Un budget de continuité voté après d’âpres débats

Juste à temps : le budget primitif 2018 de la commune d’Uzès a été voté jeudi soir, à trois jours de la date butoir.

L'adjoint aux finances d'Uzès, Thierry De Seguins Cohorn (à G.), a présenté le budget jeudi soir lors du conseil municipal (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Un budget de continuité, sans grand bouleversement par rapport celui de 2017.

L’eau fait une nouvelle fois polémique

Ainsi, la section fonctionnement, qui correspond aux affaires courantes, monte à 12,9 millions d’euros, en légère hausse par rapport à l’année dernière (12,6 millions). On note cependant une baisse des charges de personnel, qui passent de 4,69 à 4,46 millions d’euros, et une légère hausse des produits des impôts et taxes, qui passent de 9,2 millions à 9,38 millions d’euros. Côté investissements, la section baisse sensiblement, passant de 9,54 à 9,22 millions d’euros, avec toujours un fort montant des immobilisations en cours, à savoir les opérations des années précédentes qui restent à réaliser. Ce montant était de 6,4 millions d’euros l’an passé, il est de 6,7 millions sur ce budget primitif 2018. Un emprunt de 900 000 euros est prévu pour contribuer au financement des projets annoncés par le maire, Jean-Luc Chapon, lors du débat d’orientations budgétaires il y a trois semaines.

Sans surprise, l’opposition a montré un regard critique sur ce budget, traduction concrète des orientations politiques de la majorité. Premier à se lancer, Jérôme Maurin (Uzès Autrement) évoquera l’absence d’une ligne budgétaire pour la consommation d’eau de la Ville, qui se monterait à « 890 000 euros » par an, si seulement la ville la payait. Un état de fait que l’opposant a rapporté à la préfecture, et qui rend le budget « insincère et magouillé », d’après lui.

Jean-Luc Chapon lui répondra que « depuis que vous nous avez dénoncé au préfet, il m’a écrit et on va relever les compteurs pour se mettre en règle. » Réfutant les accusations d’insincérité, Jean-Luc Chapon affirmera qu’il y aurait « un équilibre, car nous facturerons au service des eaux des services que nous ne leur facturions pas. » Plus tard, Martial Jourdan (Uzès +) estimera que son collègue « a alerté la préfecture, pas dénoncé, c’est différent. » Le maire lui concédera qu’il retirait le mot dénonciation, tout en ajoutant, grand prince, qu’il n’avait « pas parlé de délation. » Martial Jourdan ajoutera que « sur le fond, ça pose le problème des taxes, c’est une question de modernité et de transparence. »

Caroline Sépet (Ensemble pour Uzès) soulignera pour sa part le montant des restes à réaliser, tout en s’étonnant de ne pas en retrouver certains dans les budgets précédents. Ce à quoi le maire répondra fermement qu’ils avaient bel et bien été votés, sans répondre sur le montant. Relancé par Lydie Defos du Rau (Ensemble pour Uzès), Jean-Luc Chapon répondra finalement que le départ puis le remplacement de la directrice des services techniques avait fait « prendre du retard » à certains travaux, avant de rassurer tout le monde : « si on met ces dépenses en restes à réaliser, c’est que nous avons l’intention de les réaliser. »  Le budget sera voté avec cinq voix contre de l’opposition.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Et aussi :

Le musée gratuit ? : la question de la gratuité du musée municipal pour en accroître la fréquentation a été remise sur le tapis par Christophe Bouyala (Ensemble pour Uzès). « La fréquentation est de 5,5 personnes par jour, alors ce ne sont pas les recettes qui nous posent problème », répondra Jean-Luc Chapon. Néanmoins, la gratuité semble exclue : « nous avons déjà réfléchi à cette question, et la conservatrice nous a dit qu’il n’était pas souhaitable de mettre en place la gratuité. » Le prix va donc rester de 3 euros l’entrée.

De sous ! : les subventions aux associations pour 2018 ont également été votées jeudi soir. Caroline Sépet soulignera une inégalité de traitement entre l’association des parents d’élèves du groupe scolaire Jean-Macé et celles des autres établissements. Ce à quoi le maire répondra que la mairie reverrait sa copie. Lydie Defos du Rau reviendra quant à elle sur le sujet de l’« absolue nécessité de mettre en place des critères d’attribution transparents. » Jean-Luc Chapon rétorquera qu’il y avait sur ce dossier « une réflexion permanente » et en substance que la mise en place desdits critères serait une usine à gaz. L’adjoint Jacques Caunan proposera ensuite à l’opposante « d’y réfléchir plus sérieusement à partir d’avril 2020. »

L’hommage : le conseil municipal a voté à l’unanimité la dénomination de la voie desservant la gendarmerie et le futur quartier Servezanne du nom du colonel Arnaud Beltrame, mort en héros lors de la prise d’otages de Trèbes (Aude) le 23 mars dernier.

Etiquette

Thierry Allard

30 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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