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USAM Franck Maurice : « ça restera un grand moment de l’histoire du club »

Deux jours après cette qualification mémorable en finale de la coupe de France de handball, les artisans de ce succès livrent leurs réactions.

Les joueurs laissent éclater leur joie après la victoire 32-30 face au MHB (Photo : DR/USAM)

On y croyait et ils l'ont fait ! Samedi, en début de soirée, les joueurs de l'USAM sont parvenus à se qualifier pour la finale de la Coupe de France, en éliminant en plus, le voisin montpelliérain, dans un derby époustouflant.

Un succès incroyable 32-30, face au leader du Championnat et quart de finaliste de la Ligue des Champions. Deux jours après, les acteurs de ce succès commencent à réaliser et notamment l'entraîneur, Franck Maurice : "c'est une satisfaction énorme. Le sentiment d'avoir accompli quelque chose de grand, à la fois dans l'histoire du club et dans l'histoire de cette équipe. C'est une équipe très jeune, construite il y a six mois, et on arrive déjà à faire des choses extraordinaires ! "

Malgré sa maigre expérience, la jeune garde nîmoise a tenu tête et fait chuter le MHB avec sa ribambelle d'internationaux : Fabregas, Porte ou encore Gérard. Le gardien de l'équipe de France, dont la prestation a été gommée par celle de Desbonnet, une nouvelle fois grandiose. "Après avoir revu le match, au calme à la maison, ce n'est pas une victoire que l'on a volé. Mais en toute humilité, c'est une victoire somme toute logique quand on voit le déroulé de la rencontre", livre le gardien nîmois. Son coach retient surtout la communion générale dans cette salle comble du Parnasse, "le moment de partage que l'on a vécu, à la fois entre les joueurs et le staff puis l'équipe et le public, je pense que ça restera un grand moment de l'histoire du club." 

Sans aucun doute, ce match s'inscrit dans le livre d'or de l'USAM dont une page avait été aussi écrite après le succès retentissant en début de saison face au PSG (26-24). D'autres victoires notamment contre Dunkerque et à Saint-Raphaël ont marqué les esprits. Alors peut-on encore parler d'exploit pour cette qualification ou l'USAM fait-elle maintenant partie des cadors du hand français ? "C'est complètement un exploit. Il faut bien se rendre compte qu'une équipe comme Montpellier, c'est deux fois par semaine qu'elle impose ce genre de matches. Évidemment que c'est un exploit majeur. Il ne faut surtout pas penser que la victoire était attendue. Il a fallu tous nos moyens pour décrocher cette victoire", répond Rémy Desbonnet.

Son coach est du même avis même s'il concède que son équipe a franchi un palier : "on réapparaît de nouveau dans le paysage national. On se réinstalle de manière durable. Mais par rapport à notre budget, c'est déjà bien d'être là. La réalité économique va au-delà de nos rêves." Et malgré un adversaire avec un budget deux fois supérieur, la réalité du terrain permet encore de vivre ce genre d'émotions.

"Avec cette ambiance on s'est senti invincible"

Patron dans les cages, Rémy Desbonnet est aussi le leader pour partager le clapping avec le public (Photo : DR/USAM)

Ce qui a indéniablement aidé les joueurs à réaliser cet exploit, ce sont les encouragements du public. "J'avais insisté pour que les joueurs s'en servent. Trouver le juste milieu, c'est à dire aller chercher ces émotions fortes, de partage avec le public sans en être submergés. C'est une réelle grosse performance des joueurs, psychologiquement."  Des Usamistes qui sont allés chercher la foule, qui a eu besoin de peu pour s'embraser dans un gymnase en feu.

Un soutien omniprésent des supporters qui peut parfois mettre trop de pression aux joueurs et les faire déjouer. "D'être trop dans l'émotion, dans la fête populaire d'un derby, cela nous a aussi porté préjudice par le passé", se souvient Rémy Desbonnet. Désormais la maturité permet aux joueurs et surtout au portier nîmois de se servir du public dans les moments opportuns : "quand j'ai demandé au public de faire encore plus de bruit, c'est que j'ai senti à un moment donné que mes coéquipiers commençaient à être dans le dur physiquement et qu'ils avaient besoin d'un supplément d'âme." Un huitième homme qui a répondu présent et dont le numéro 92 sait exploiter les forces, "j'étais un peu en retrait donc j'ai essayé de tout faire pour aider mon équipe en allant chercher chaque personne dans la salle pour qu'on soit les 16 joueurs, les coaches, plus 4 000 personnes contre l'adversaire."

Julien Rebichon a été l'un des artisans de la victoire historique face aux meilleurs ennemis de Montpellier (Photo : DR/Usam)

 Un soutien tel que, malgré leur concentration, les joueurs ne pouvaient pas l'ignorer : "avec cette ambiance, on s'est senti complètement invincible, car on ne jouait pas seulement pour nous", reprend Rémy qui concède que cette motivation a donné la force au groupe de tenir jusqu'au bout, notamment lorsque le MHB est revenu à deux petits buts en toute fin de partie. "On était un peu fébrile parce que l'on voyait le score se resserrait et effectivement dès que la salle s'est soulevée, ça nous a fait faire le pas en plus, l'effort en plus qui a fait qu'on finit par gagner." Une phrase synonyme d'union sacrée qui définit parfaitement la formule "impossible n'est pas nîmois".

Et comme l'histoire n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle se reproduit, la Green Army est de nouveau prête à trembler dimanche à 18h30 en Championnat pour une revanche à l'Arena de Montpellier. Car après tout, on ne sait pas jusqu'où cette équipe va nous emmener !

 

Corentin Corger

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