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MARDI ÉCO FinTouch, l’investissement efficace et local

Pour la start-up nîmoise, la proximité territoriale entre les entrepreneurs et les financeurs est un atout essentiel.

Lors de l'inauguration des nouveaux locaux de FinTouch (Photo DR/Objectif Gard).

Elle aura seulement deux ans en mai prochain mais la start-up nîmoise FinTouch grandit à vue d’œil. Avec pour objectif principal de booster le développement économique des territoires en proposant une nouvelle offre de financement aux entrepreneurs, la société a de l'avenir car son projet fait sens. "Sur notre segment, il faut mobiliser toutes les forces en puissance pour aider les PME de croissance. Il y a des aides pour les start-up mais pas beaucoup pour ce type d'entreprises qui font un chiffre d'affaires compris entre 1 et 30 millions d'euros. Il y avait un trou dans la raquette alors nous devions faire quelque chose sur le territoire pour financer ces entreprises mais aussi pour les accompagner dans leurs démarches", explique Muriel Sembelie, directrice générale et cofondatrice de FinTouch.

Mettre en relation les uns et les autres, c'est la mission première de FinTouch. Car la création de la société nîmoise repose sur la conviction que la proximité territoriale entre les entrepreneurs et les investisseurs est un atout essentiel. Aux premiers, elle permet l’accès à une source encore peu exploitée de financement ; aux seconds, elle offre la possibilité de donner du sens au placement de leur épargne en finançant les entreprises proches. Pour permettre leur rencontre, FinTouch choisit d’allier les possibilités offertes par la technologie numérique à une démarche de proximité, une plateforme web et une présence terrain.

On pourrait croire qu'à l'heure du virtuel, tout cela se passe derrière un écran mais pour FinTouch, impossible. "Le numérique rapproche les acteurs de leur territoire. Le travail administratif est facilité et nous accompagnons les sociétés de A à Z dans le montage de leur dossier. En quatorze mois, nous avons levé plus d'1,5 million d'euros pour sept entreprises. En 2018, nous accélérons et nous allons renforcer l'équipe et multiplier les partenariats, tout en restant en Occitanie et PACA. Pour nous, simple start-up, cette troisième année de vie sera importante mais nous sommes quatre salariés et nous représentons trois générations. Nous sommes parfaitement complémentaires. FinTouch, c'est aussi cela", ajoute la cofondatrice.

Muriel Sembelie, Anne Binder et Charles Lena, trio gagnant de FinTouch (Photo DR/Objectif Gard).

L'économie des marchés va vite, très vite. Les sociétés doivent aujourd'hui avoir une vision de leur politique sur trois ou cinq ans, alors il faut s'y préparer. FinTouch a choisi SmartAngels, plateforme leader de l’equity crowdfunding (financement participatif en actions), pour permettre aux PME d'ouvrir leur capital à des investisseurs particuliers et institutionnels. Pour prêter aux entreprises, FinTouch a choisi Lendix, première plateforme de prêt en 2015, qui permet aux PME d’emprunter directement auprès de prêteurs particuliers et institutionnels.

"S'il les chefs d'entreprise ont besoin d'investissements, il y a également des attentes du côté des investisseurs. La France est un pays qui épargne beaucoup, notamment avec l'immobilier. Mais les entrepreneurs français commencent à avoir cette culture d'entreprises responsables. Nous sélectionnons les dossiers, nos investisseurs peuvent voir les sociétés, rencontrer les patrons, tout devient hyper tangible pour eux et ils se rendent compte qu'ils participent au développement économique du territoire. L'Allemagne fait ainsi et ça marche. Il y a vraiment beaucoup de bons côtés", poursuit Muriel Sembelie, qui a beaucoup échangé sur ces questions au Medef avec Laurence Parisot. Le gouvernement actuel va lui aussi dans ce sens, il souhaite que les Français allouent de manière plus responsable épargne et investissements.

Lors de l'inauguration des nouveaux locaux de FinTouch (Photo DR/Objectif Gard).

Les entrepreneurs peuvent donc choisir où et vers qui leur investissement sera fléché. Dans le Gard, on parle de 500 sociétés ayant un chiffre d'affaires supérieur à 5 millions euros par an. "Avec nous, nous n'avons que des investisseurs passifs, c'est-à-dire qu'ils investissent sans intervenir dans la gestions de la société choisie. C'est important car certains entrepreneurs ne font pas appel à une aide extérieure de peur d'ouvrir leur société à des personnes malveillantes. Nos investisseurs sont responsables et aident les entreprises sur une période de trois à six ans", affirme Muriel Sembelie.

Si une entreprise veut bénéficier de ce coup de main, si elle a déjà un bon business plan et une vision précise de son secteur, tout va très vite et, après une petite levée de fonds, la société peut avoir l'argent en trois mois. Si, au contraire, FinTouch a besoin de travailler plus en profondeur le dossier et la demande, c'est en six mois que l'affaire sera réglée. Les montants peuvent aller de 400 000 euros à plus d'1,5 million d'euros, au-delà, un co-investisseur prendra le relais. Chaque partenaire met la somme qu'il désire, en général entre 5 000 et 100 000 euros avec une moyenne à 15 000 euros, et participe ainsi à de beaux projets très locaux, tout en espérant profiter d'un retour sur investissement non négligeable.

FinTouch au 8 bis, rue Molière, 30900 Nîmes. Mail : contact@fintouch.fr.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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