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NÎMES Deuxième mouvement de grève pour les salariés d’Aquatropic

Avec des négociations au point mort, les employés d'Aquatropic reprennent leur mouvement de grève jusqu'au 31 mai.

Jusqu'au 31 mai, les salariés d'Aquatropic vont mener des actions de débrayage (photo DR/Objectif Gard)

Après une première de grève, début avril, qui n'a abouti à aucune amélioration des conditions de travail et de sécurité, les employés d'Aquatropic ont déposé un second préavis jusqu'au 31 mai. Ce mardi, le centre aquatique n'a même pas ouvert ses portes. Durant cette période, ils comptent multiplier les mouvements de débrayage entre 9 heures et 11 heures du matin. Une prolongation du mouvement pour tenter d'obtenir de la part du gestionnaire Equalia les moyens nécessaires pour faire vivre au quotidien les lieux.

Concernant la sécurité des bassins, une proposition de réunion a été envoyée à Lakder Kloua, délégué du personne,l et Jean-Luc Pena, secrétaire général FA-FPT, le 14 mai prochain. "Bizarrement, ça tombe le jour où ni le responsable des bassins ni moi ne sommes présents, on a donc refusé", explique Lakder Kloua. Sur les conditions d'accueil des clients, ça n'avance pas et pour le reste ? Statu quo également pour la sécurité des salariés qui réclament des agents tout au long de l'année et surtout le soir de 19 heures à 21 heures pour accompagner les caissières. "Vous vous rendez compte ? Une personne malveillante qui va vouloir passer sans payer, les caissières ne peuvent rien faire. Tout ça simplement pour réaliser des économies", poursuit le délégué du personnel.

Parmi les revendications, figure aussi une augmentation des salaires. "Ils sont prêts à négocier mais seulement s'ils gagnent le marché" car comme il s'agit d'une délégation de service public (DSP), le bail est renouvelé tous les deux ans et cela va arriver au mois de septembre prochain. Malgré la faible avancée du problème, Lakder Kloua ne désespère pas : "C'est un sacrifice de faire grève car nous subissons des retenues sur nos salaires qui ne sont déjà pas très élevés. Mais tant pis, tant que l'on ne nous écoute pas, on continue." Des employés qui espèrent vraiment trouver un terrain d'entente d'ici fin mai. Pour cela, ils comptent demander d'être reçus par la municipalité et également la préfecture.

S'ils escomptent avoir le poids d'un soutien politique, les grévistes se réjouissent de celui des clients. "On a recueilli plus de 600 signatures pour notre pétition. Et certains sont prêts à faire une collecte pour nous permettre de poursuivre le mouvement", optimise Lakder Kloua. Un combat dont l'issue est loin d'être certaine et qui obligera certainement la mairie de Nîmes a tranché.

Corentin Corger

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