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NÎMES Manifestation contre la flambée des prix du conservatoire

Les tarifs du conservatoire de Nîmes pour la rentrée 2018 vont être multipliés jusqu'à six fois pour certaines familles.

Bruno va subir une augmentation de 530% sur le tarif d'inscription de ses deux enfants au conservatoire de Nîmes (photo Corentin Corger)

Ce mercredi après-midi, environ 80 personnes se sont rassemblées place aux Herbes à Nîmes pour contester la forte augmentation des tarifs du conservatoire de musique. 

Décidés en avril dernier lors du conseil municipal, les tarifs du conservatoire de musique de Nîmes vont connaître une très forte augmentation dès la rentrée 2018 avec le nouveau PASS Famille. "Pour mes deux enfants, l'inscription va passer de 120 à 900 euros", s'insurge Bruno, qui se résignera à ne pas les inscrire en septembre prochain si la situation n'évolue pas. Le conservatoire de Nîmes est financé en très grande partie par la Ville, c'est donc elle qui fixe les prix. Mais pourquoi une telle flambée ? Pour s'aligner sur les prix pratiqués au niveau national car à Nîmes les tarifs sont des plus abordables et n'ont pas été modifiés depuis dix ans.

Parents et enfants se sont mobilisés pour protester contre l'instauration des nouveaux tarifs (photo Corentin Corger)

L'APEC, association des parents d'élèves du conservatoire de Nîmes, a du mal à entendre cet argument surtout concernant les enfants qui cumulent l'apprentissage de plusieurs instruments. "Pour mes trois enfants et moi, je vais devoir payer cinq cursus. Ce qui fait 1 875 euros alors que dans des conservatoires de plus grande envergure comme Montpellier ou Avignon, j'en aurais pour 700, 800 euros", dénonce David. "Le conservatoire de Nîmes va devenir le plus cher de la Région", conclut-il en compagnie d'autres parents. Un établissement qui coûte très cher à la ville, soit 3 568 000 euros pour un encaissement de 82 000 euros de recettes et 1 200 élèves inscrits.

Augmenter les tarifs est une solution pour équilibrer la balance mais cela risque de faire diminuer le nombre d'inscrits. "Certains instruments moins connus comme le hautbois ou la contrebasse vont disparaître", s'inquiète David. D'autres parents plus pragmatiques ont peur, à terme, de voir l'établissement fermer ses portes : "avec la hausse des tarifs il n'y a pas mieux pour faire disparaître le conservatoire". La mairie ne semble pas prête à faire machine arrière mais l'APEC ne compte pas baisser les instruments si rapidement.

Et ils pourront compter sur le soutien des élus du groupe Front de Gauche (sylvette Fayet, Francois Seguy, Christian Bastid et Jany Arnéguy), solidaires de l'action des parents d'élèves du conservatoire. "Ils se sont prononcés contre la hausse des tarifs lors du dernier conseil municipal et dénoncent l'atteinte à l'accès de la culture et de l'apprentissage pour tous. Les choix de la Droite sont mauvais et n'ont aucun sens en terme d'économie sur le plan financier pour la collectivité... Ce sont des économies de bout de chandelle sur le dos des familles qui conduiront à des exclusions."

Corentin Corger

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