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NÎMES EN FERIA El Rafi remporte la Cape d’Or

Le Nîmois décroche le trophée, sort en triomphe et fait forte impression pour sa présentation dans sa ville.

Détails du costume d'El Rafi (Photo Anthony Maurin).

" Nîmois, Nîmois " pouvait-on entendre descendre des gradins ce samedi matin. Non, nous n'étions pas aux Costières mais aux arènes... Oui, Nîmois, il y avait de quoi dire. Même si Adrien Salenc est né à Nîmes, disons qu'il est plus Arlésien que Nîmois. Ce n'est pas le cas d'El Rafi qui est toujours resté à Nîmes et qui s'y est enfin présenté de novillero (après l'avoir fait à Arles). Pour l'occasion de cette nouvelle édition de la Cape d'Or, trophée prisé par les apprentis toreros, il y avait encore du Français avec la présence des pupilles de Pagès-Mailhan (vuelta à la fin de course).

Commençons par le commencement. Belle petite entrée pour une novillada, classique quand le cartel est bien fait. Un beau soleil, un brin de vent et un public joueur et affirmé. Tous les trois présents au paseo la tête découverte, les novilleros du jour faisaient leur présentation dans la cité des Antonin alors que deux d'entre eux sont natifs de Nîmes.

Adrien Salenc (Photo Anthony Maurin).

Premier à s'élancer, Adrien Salenc. Auteur d'un excellent début de faena face au brave exemplaire de Pagès-Mailhan, le jeune parvient à s'abandonner et à faire voir les qualités du novillo. Il va même jusqu'à chercher son regard avant de le dominer définitivement en passant par tous les stades d'une prise de pouvoir. Oreillette.

Adrien Salenc (Photo Anthony Maurin).

Quatrième combat, second duel et silence glacial après un affrontement sans relief ni attrait face à du bétail évanoui. Dommage, la sortie en triomphe n'était pas loin.

Angel Tellez (Photo Anthony Maurin).

Un autre doit également la regretter... Ange Tellez. L'inconnu du jour a fait voir de belles choses sur son premier. Une faena très bien pensée, l'école madrilène non loin derrière et des faux airs de Curro Diaz. On pourrait parfois y voir du Cesar Jimenez comme lors de son entame à genou mais Tellez se régalera, nous régalera. Cependant, les tendidos ne bronchent pas et attendent patiemment les Nîmois. Salut. Public où étais-tu ?

Angel Tellez (Photo Anthony Maurin).

Cinquième et une nouvelle fois, joli petit. Il est certain que la tauromachie rectiligne et sans fioriture proposée par Angel Tellez n'est peut-être pas très glamour et enjouée mais quelle science, quel placement et quel savoir. Tellez a su s'accommoder d'un lot qui demandait les papiers et il a su le faire avec brio. Il a peut-être manqué d'un poil de transmission mais le public aura été plus que froid avec lui.

El Rafi (Photo Anthony Maurin).

Enfin, le voilà, El Rafi. Raphaël Raucoule. Il n'a pas 19 ans mais il a l'avenir devant lui. Pour son premier paseo à la maison, il coupera une oreillette même s'il n'a pas démérité. Il faut dire que son novillo se mettait en querencia l'essentiel du temps et qu'il fallait le toréer avec lenteur et précision. Il l'a fait, un pavillon blanc est tombé et l'oreille fut coupée. Avec son magnifique costume alliant or, argent, bleu profond et armoiries de Nîmes, El Rafi s'est jeté dans la bataille, a assumé son statut et a écouté les précieux conseils qui lui furent distillés en contre-piste. Il ira loin s'il reste dans ce terrain.

El Rafi (Photo Anthony Maurin).

D'ailleurs, il finira par couper deux oreilles après faena touchante, poignante voire étonnante d'émotion face à Ocurrente, le toro de réserve entré en piste un peu par hasard. Heureusement qu'on l'a vu celui-là ! Et heureusement que le petit l'a touché ! Comme El Rafi, le novillo, brave et noble, sera célébré d'une vuelta (à titre posthume pour le cornu). El Rafi signe une grande course et peut d'ores et déjà prévoir une petite place sur la cheminée pour accueillir ce trophée de la Cape d'Or finalement bien mérité. Avec ses deux oreilles qui viennent s'ajouter à la première, El Rafi est sorti par la Porte des Consuls. À revoir, naturellement !

El Rafi (Photo Anthony Maurin).
El Rafi (Photo Anthony Maurin).
Brindis du Rafi aux areneros, histoire de famille (Photo Anthony Maurin).
Vuelta du toro de réserve de Pagès-Mailhan, Ocurrente (Photo Anthony Maurin).
El Rafi (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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