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NÎMES EN FERIA Un grand Castella, un bon Younes et un Juli desservi

Corrida de Garcigrande pour El Juli, Sébastien Castella (O O et O O) et Andy Younes (O et O).

Assis à la tribune des toreros, joueurs et staff du Nîmes Olympique ont reçu une belle ovation de la part de l'aficion nîmoise reconnaissante à jamais pour cette année de rêve chez les Crocos (Photo Anthony Maurin).

Voilà, la corrida tant attendue a bien eu lieu. L'ambiance était chaude et festive mais, comme la veille pour le retour de Partido de Resina, la pluie s'est abattue lors du dernier duel de la tarde. Sébastien Castella a coupé quatre oreilles, Andy Younes deux et El Juli est reparti à blanc.

El Juli (Photo Anthony Maurin).

Arènes très bien garnies pour cette course d'importance. El Juli, maestro madrilène qui a pris son doctorat à Nîmes voilà vingt ans, reviendra en septembre pour y fêter ça dignement. En attendant, son passage ce samedi soir n'aura pas marqué les esprits, la faute certainement à un lot de toros de chez Garcigrande inintéressant et faiblard. Son premier sera même applaudi à l'arrastre, on se demande encore pourquoi !

El Juli (Photo Anthony Maurin).

Sur son second, l'effet sera encore plus pervers mais le Juli n'y pourra strictement rien et essaiera encore et toujours en bon soldat qu'il est et en grand aficionado qu'il demeure... Silence, à nouveau. Cela faisait bien longtemps que le chouchou de Nîmes n'était pas reparti sans rien dans son escarcelle.

Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).

Passons à celui qui a tout cassé, le Biterrois Sébastien Castella. Sans gâcher le suspens, le Français a coupé quatre oreilles. N'oublions pas que la veille il était à Madrid et qu'il y a coupé un bel appendice, olé ! Surprenant d'emblée à la muleta, Castella attaque les genoux plantés en terre. Une, deux puis trois et quatre séries... Ensuite, logiquement mais assez rares chez lui, on apercevra quelques moments de relâchement intégral. Un bienfait visuel que le public saura voir. Deux oreilles dont une marchandée mais offerte avec le cœur par le Président Bernard Angelras (qui a toréé pour la première fois et avec brio vendredi lors de la capea de la presse). Il faut dire que même votre serviteur s'est laissé happer par le toreo abandonné de l'Héraultais.

Montera sur la tête, Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).

La Porte des Consuls n'est jamais bien loin quand on a coupé deux oreilles à son premier. Castella fera la même chose après son second combat et cassera en deux cette porte qui sort sous un échafaudage. Une opposition qui a eu tendance à partir un peu dans tous les sens mais qui a démontré une nouvelle fois que le régional possédait le panel parfait pour se sortir de n'importe quelle situation. En France, on a quelques pépites toreras quand même...

Andy Younes (Photo Anthony Maurin).

Enfin, Andy Younes. Il a pris son alternative à Nîmes et y revient plutôt bien et de bon cœur. Le jeune arlésien est encore dans la bonne dynamique, connaît bien son public et ne commet pas de faute grossière lors de sa première opposition. Mieux, il torée sans fioriture et offre à voir un toreo de qualité, posé et structuré. Une oreille d'envie et d'encouragement.

Andy Younes (Photo Anthony Maurin).

Andy fera à nouveau tomber un pavillon sur l'ultime de la corrida. La pluie goutte mais les arènes sont moins désertées que la veille. Seuls les joueurs du Nîmes Olympique et les élus sont partis se mettre à l'abri. Ce trophée, celui qui lui permet de sortir en triomphe par la Porte des Cuadrillas, Andy ira le chercher, passe après passe, dans une ambiance de tonnerre et de feu. Le jeune ne se démobilise pas et gratte tant qu'il peut jusqu'à apercevoir la brèche. De plus, il a touché l'exemplaire le plus brave de l'après-midi et n'a pas gâché ses qualités.

Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).
Chicuelo II, toujours en place et partant pour mettre ambiance et rigueur musicale à l'ordre du jour (Photo Anthony Maurin).
Aux arènes mais surtout au téléphone pour gérer la situation de crise avec les anti-corrida qui n'avaient pas le droit de manifeter mais qui ont pris le gauche, le Préfet du Gard Didier Lauga (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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