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VILLENEUVE Le « militant de la décentralisation » François De Rugy salue le projet Grande Provence

Les seize intercommunalités du Gard, de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône regroupées dans l’association Grande Provence ont trouvé un soutien avec le président de l’Assemblée nationale François De Rugy.

Le président de l'Assemblée nationale, François De Rugy, et le président de l'association Grande Provence,Jean-Marc Roubaud, ce vendredi matin à la Chartreuse de Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Venu à Villeneuve ce vendredi matin à l’occasion d’une réunion de l’association présidée par le maire de Villeneuve et président du Grand Avignon, Jean-Marc Roubaud, François De Rugy a fait l’éloge de la décentralisation et des élus locaux.

« Penser la décentralisation à partir des capitales régionales »

Tout d’abord, bref retour sur l’association Grande Provence. Née en décembre dernier, elle regroupe donc huit Agglos, dont celles de Nîmes, Alès et Bagnols, et huit communautés de communes, dont celles de Beaucaire, Uzès ou encore du Pont du Gard. L’idée est d’engager des coopérations entre ces territoires, qui représentent tout de même 1,15 million d’habitants et 427 000 emplois, ce qui en fait le cinquième « bassin de vie » du pays. Une façon « d’éviter d’être phagocytés par les grandes métropoles qui nous entourent, Montpellier, Marseille et Lyon », souligne Jean-Marc Roubaud.

Le député LREM de la première circonscription de Vaucluse, Jean-François Cesarini, en a profité pour présenter l’esprit du rapport sur la décentralisation qu’il présentera mercredi. En substance : il faut engager une nouvelle étape de la décentralisation, plus de trois décennies après son instauration. « Il faut penser la décentralisation non plus à partir de Paris, mais des capitales régionales. Nous sommes tombés dans un jacobinisme régional, qui capte l’économie et les emplois », explique le député, ce qui laisserait les villes intermédiaires comme Nîmes ou Avignon à la remorque des métropoles.

Jean-François Cesarini a également évoqué la création d’une agence de la cohésion des territoires « qui viendra accompagner des projets venus d’en bas. » Des projets comme Grande Provence donc, que le président de l’Assemblée nationale,François De Rugy, « venu en militant de la décentralisation » qualifie de « très intéressant ». Notamment « car il est parti de la volonté des élus de terrain et de la réalité des territoires. » Une réalité qui veut que les frontières administratives sont allègrement franchies tous les jours par des milliers de personnes, formant un même bassin de vie à cheval entre trois départements et deux régions. C’est cette logique de bassin de vie que veut favoriser Jean-François Cesarini, « plutôt que des frontières administratives qui datent de 200 ans. »

Photo de famille des présidents des intercommunalités de Grande Provence autour de François De Rugy (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Changer la Constitution

Seulement voilà, pour y parvenir il ne faut rien moins que de changer la Constitution. Son article 72 pour être plus précis, qui interdit peu ou prou d’expérimenter de nouvelles formes de structuration propres à un territoire. « Ça va changer beaucoup de choses et nous donner beaucoup de liberté. Ce qu’on fait aujourd’hui et un peu une préfiguration », avance Jean-François Cesarini. De quoi permettre « que les choses bougent par une volonté venue d’en bas, plutôt que par une politique plaquée depuis Paris. C’est notre état d’esprit », affirme le président de l’Assemblée nationale.

Un président sur du velours ce matin, dans une assemblée largement garnie d’élus locaux convaincus de la nécessité d’avoir « une souplesse » dans l’organisation des territoires, d’après les termes du président de Nîmes métropole et trésorier de Grande Provence, Yvan Lachaud. L’exemple du Pays d’Arles, qui face à la disparition programmée du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône en faveur de la métropole Aix-Marseille envisage de regrouper ses trois intercommunalités sous une seule - à statut particulier - intégrant les compétences du Département, est sur ce point éclatant. Et déterminant pour l’avenir de la Grande Provence. Sous peine de voir la métropole Aix-Marseille aux portes de Nîmes et d’Avignon...

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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1 commentaire sur “VILLENEUVE Le « militant de la décentralisation » François De Rugy salue le projet Grande Provence”

  1. Le delta du Rhône à une vrai identité culturelle et économique, c’est un bassin de vie qui avec de la cohérence, et c’est dommage que les découpages administratifs (3departements sur 2 régions n’en permettent pas de travailler ensemble. Cette Grande Provence est une formidable idée qu’il faut développer. Les métropoles régionales absorbent tout au détriment des territoire plus’ petit qui ont pourtant un passé et un avenir commun comme celui là

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