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NÎMES Emprisonné à Lyon, Moussa est toujours soutenu

Ce jeudi après-midi, une nouvelle fois, une cinquantaine de personnes s'est retrouvée devant la préfecture du Gard. Des militants prêts à monter à Lyon pour son procès, le 12 juin.

Une cinquantaine de personnes s'est rassemblée devant la Préfecture en soutien à Moussa (photo Corentin Corger)

C'est devenu une habitude pour les soutiens de Moussa de se rassembler devant la préfecture. Ce jeudi après-midi, aux alentours de 17h30, ils étaient une bonne cinquantaine de personnes à se retrouver.

Même si pour l'instant la situation n'avance pas. Moussa est emprisonné à Lyon pour avoir refusé de monter dans l'avion qui devait le reconduire en Guinée. Les militants attendent impatiemment le 12 juin, date de son procès. "On va se rendre à l'audience, on va s'organiser en co-voiturage", annonce, déterminé, Yves Carel de Réseau Éducation Sans Frontières.

Plutôt confiant sur l'issue du procès, "je pense qu'il peut être libéré", il est sûr d'une chose : "Moussa n'ira pas en Guinée. Il m'a confié qu'il était prêt à se suicider plutôt que de retourner là-bas." Une menace qui n'est pas d'actualité. Même si Moussa peut recevoir uniquement la visite de son avocate, il a néanmoins la possibilité d'échanger des lettres. "Son co-détenu est un ancien professeur de Français qui l'aide à écrire les courriers", se réjouit Yves. Une manière de rester en contact avec les gens qui sont derrière lui. Moussa pourra aussi compter sur un soutien de poids, le sénateur et secrétaire national du Parti Communiste Français, Pierre Laurent. Un parlementaire peut demander à voir un détenu et le rendez-vous est programmé le 6 juin.

À Nîmes, la mobilisation se poursuit dès samedi, avec une manifestation prévue de 11 à 14 heures sur le parvis des arènes. "Nous voulons interpeller Madame Nyssen (*) (présente juste en face pour l'inauguration du Musée de la romanité) et lui rappeler que Moussa est un artiste, un acrobate. On veut aussi se faire entendre auprès du maire et du préfet qui seront présents." Des militants qui ont profité de la venue de François Hollande, l'ex-Président de la République, pour faire signer une carte postale créée en l'honneur de Moussa. L'ancien Président a inscrit une formule simple, "une vie juste...", avant qu'elle arrive - peut-être - dans les mains de son successeur, Emmanuel Macron. Quoi qu'il en soit, les actions et l'engagement ne manquent pas pour tenter de faire libérer Moussa.

Corentin CORGER

* La ministre de la Culture.

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