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NÎMES Les premiers visiteurs du Musée de la Romanité

Ils sont venus, ils s'en rappelleront. Très souvent de bons souvenirs, parfois un peu de stress, mais très rarement de la déception...

La ferveur populaire et l'attente de découvrir le Musée de la Romanité (Photo Anthony Maurin).

Les Nîmois sont venus en masse visiter leur musée de la Romanité. Si l'intention politique était celle du maire, Jean-Paul Fournier, c'est aujourd'hui à tout un chacun d'en devenir l'ambassadeur. Au-delà des différences d'administration et de gestion de la cité, les Nîmois doivent assumer ce bâtiment, son histoire et sa vision.

(Photo Anthony Maurin).

Les débuts sont prometteurs. Depuis des lustres, les musées étaient gratuits pour les autochtones. C'en est fini de ce privilège. Avec l'avènement de l'ère touristique nîmoise et en vue du passage encore incertain à l'UNESCO, si vous voulez visiter le musée de la Romanité, vous devrez vous acquitter de 8 euros (tarif plein).

(Photo Anthony Maurin).

Plus de 5 000 pièces et près de 70 outils multimédias pour s’immerger dans l’antiquité. " Ça fait deux heures que nous sommes là à attendre et c'est long ! On a voulu arriver tôt pour être parmi les premiers mais ceux qui débarquent maintenant n'ont aucune chance vue la queue qu'il y a " , s'inquiète Géraldine qui est prête à entrer en famille. Oui, on se doutait bien qu'avec la gratuité ça allait être compliqué... Mais ce samedi, les portes étaient ouvertes jusqu'à 21h.

(Photo Anthony Maurin).

Au détour d'un escalier, une voix retentit, " tiens, il n'est pas beau celui-là ? Il a l'air tranquille en tout cas ! " C'est un grand-père qui attire l'attention de sa petite-fille en lui montrant le vilain Silène allongé en train de se désaltérer en se servant du vin tiré d'une outre. Le petite rigole, s'esclaffe même à la vue d'une telle statue.

(Photo Anthony Maurin).

" Pfff... qu'est-ce qu'il fait chaud là-dedans ! ", soupire une mère de famille qui porte dans ses bras un bambin endormi. Oui, la clim a des petits soucis mais elle sera sans aucun doute réparée. " Je suis contente j'avais peur d'être déçue car je ne suis jamais allée dans un musée nîmois alors que je suis une nîmoise de 65 ans ! Franchement, tout est parfait ici. Il y a des sièges quand on est fatigué. La vue de la terrasse est magique. Le musée est à voir. Je suis venue avec ma petite-fille et elle adore les tables connectées et la dernière salle est réellement exceptionnelle, on se croirait dans un film futuriste ! ", note quant à elle Marie.

(Photo Anthony Maurin).

" Moi, j'aurais voulu voir les Romains, que les Romains ! Je ne savais pas qu'il y avait eu d'autres gens à Nîmes avant eux ", avoue Sébastien, cinq ans et plein d'étoile dans les yeux. " Je suis perdu ! C'est trop grand, on ne sait pas comment s'y retrouver... On a commencé en bas, on est monté et maintenant on doit redescendre pour le Moyen-Âge. C'est déroutant ! J'ai l'impression de voyager dans le temps mais de manière désordonnée ", affirme Luc, 24 ans, curieux de voir l'exposition temporaire plus que la permanente.

Le jardin, avec la mise en valeur du rempart romain de Nemausus en son centre (Photo Anthony Maurin).

Le café du Musée, pour une ambiance snacking, ou La Table du 2, au concept de bistronomie, tous les deux signés par Franck Putelat, 2 étoiles Michelin à Carcassonne, assurent un moment de sérénité dans un cadre unique. La librairie boutique n'est pas mal non plus grâce à ses objets contemporains. Le musée dispose aussi d’un auditorium, de salles dédiées aux ateliers pédagogiques et d’un centre de documentation… Sans oublier une salle d'exposition temporaire (nous y reviendrons car celle présentée jusqu'en septembre est tout simplement exceptionnelle).

" Et pour voir le jardin, c'est par où ? ", " Quel jardin, celui de la terrasse ou celui de l'arrière ? ", " Ah bon, il y en a deux ? "... Et oui, il y en a deux. Sur le toit du musée, attardez-vous sur la belle terrasse végétalisée pour contempler une vue à 360° inoubliable des toits de Nîmes et des Arènes. Celui du bas, à l'arrière du musée est libre d'accès et entoure l'enceinte romaine de Nîmes donc régalez-vous, détendez-vous et allez jeter un œil.

(Photo Anthony Maurin).

L'autre grand perdant du jour est peut-être le propylée de l'augusteum. Placé à une hauteur de 17 mètres, il faut déjà passer sous le musée (et non entrer à l'intérieur) et, arrivé à la passerelle qui donne sur le jardin, lever les yeux pour le voir. Majestueux symbole de la religion administrative romaine qui a su en son temps reprendre les croyances locales pour les mettre à son compte, ces quelques pierres sont pourtant le cœur du musée.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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