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LE 7H50 d’Armand Mardon : « Finir entre la troisième et sixième place serait top »

Le nouvel entraîneur du Rugby Club Nîmois, Armand Mardon dévoile sa personnalité et son ambition pour le RCN. Un club qu'il a déjà côtoyé...

Armand Mardon, nouvel entraîneur du RCN (photo Corentin Corger)

Dans son projet de retrouver la Pro D2 à l'horizon 2023, date du 60ème anniversaire du club, le RCN a officialisé l'arrivée du nouvel entraîneur, Armand Mardon. Un jeune coach de 37 ans, ancien demi de mêlée, au parcours atypique qui revient sur son lien avec Nîmes et confie ses ambitions pour le RCN.

Objectif Gard : Vous êtes déjà passé par Nîmes de 2000 à 2005. Qu'est-ce que ce club représente dans votre carrière ? 

Armand Mardon : C'est un club qui m'a marqué comme beaucoup de mecs qui ont joué ici. Le RCN ne te laisse pas indifférent. Il y a un truc. J'ai ce sentiment quand je vois ceux qui y sont encore. On l'aime ce club. En fait, moi il a marqué un moment de ma vie. En 2001, ma carrière à pris un tournant inattendu avec une blessure à l'entraînement. J'ai eu la totale : tibia péroné cassé et luxation de la cheville. Ce qui a fait que je n'ai jamais pu reprendre le rugby. Un éloignement des terrains pendant deux ans pour un retour qui ne s'est jamais trop fait. J'ai joué ici mais je n'ai pas marqué le club par ma carrière de joueur. Mais j'ai commencé à bosser là et à passer mes diplômes. Le club a investi sur moi à cette période donc je vais lui rendre la pareille sur ce plan-là.

Votre parcours est atypique. Contraint de stopper votre carrière à 21 ans vous n'avez pas voulu tourner la page avec le rugby ?

À l'époque, mon premier travail a été de m'occuper de l'école de rugby. Faire le deuil ne plus jouer ce n'est pas simple, malgré tout. Mais la transition je la fais lors de mon départ à la Rochelle. J'y vais pour travailler, comme responsable du centre de formation. En aucun cas j'essaie de rejouer à un quelconque niveau. J'ai construit toute la formation rochelaise au niveau des jeunes et en parallèle sous l'ère Serge Milhas, j'ai été analyste vidéo des pros pendant cinq ans. En Top 14, je me suis occupé des skills (techniques individuelles) de certains postes : talonneurs, les neuf et les ailiers. J'ai eu beaucoup d'expériences un peu différentes qui m'ont permis de développer une somme de compétences. En fait j'ai surtout travaillé pour me préparer à vivre l'aventure que je vais vivre là. Être entraîneur professionnel était une de mes ambitions. Aujourd'hui je peux le faire.

Pourquoi avoir attendu 17 ans avant de prendre la tête d'une équipe ? 

Je n'ai que 37 ans. À 30 ans tu n'es pas crédible. Il fallait vieillir, à trente ans, le projet de jeu n'est pas le même. Ma manière d'entraîner n'est pas du tout la même qu'aujourd'hui. J'avais besoin de mûrir. Et après, il y a le temps des opportunités. Nîmes a besoin de changer, de faire de nouvelles choses. Moi je suis prêt à vivre une nouvelle aventure, clac ça marche ! Ça aurait pu se faire l'année prochaine, dans deux ans ou pas du tout...

Du coup vous avez rangé définitivement la casquette du formateur ? 

Je vais être très clair là-dessus, la formation ce n'est pas finie. Place aux Seniors, c'est une évidence. Par contre la prise en compte de la formation dans le dispositif Seniors à moyen et long terme, ça en fait partie. Je veux vraiment que les jeunes Nîmois comprennent ce qui pourra leur être offert. Le fait de dire que je vais m'appuyer sur la formation ce n'est pas qu'une idée. Mon parcours fait que je vais laisser une place aux jeunes.

Quelles sont vos ambitions pour le RCN ? 

Déjà, je n'ai aucune ambition de prendre le club à un point A et de le laisser au point A. Mon objectif c'est d'avancer, à mon niveau. On est en Fédérale 1 si on veut aller au-dessus (rires), il n'y a pas d'intermédiaires, c'est la Pro D2. On ne va pas se raconter de saucisses ! C'est toute la bulle RCN qui doit grandir. On ne va pas que remplir l'ambition sportive, on va aussi parler du reste. C'est là où ma fonction se tient aussi.

Un objectif précis de résultat pour cette première saison ?

Finir entre la troisième et sixième place serait top. Être entre le 7 et 10e rang, je ne le vivrais pas bien mais ça ne serait pas non plus la catastrophe. Avec la réforme (fin de la poule Élite et place à quatre poules de 12 équipes, NDLR), ça sera positif de finir dans les six premiers. Ne pas y arriver, je tiens à le dire, ça ne sera pas un échec, on repoussera juste l'échéance. On va peut-être avoir des affiches comme Nîmes-Narbonne ! Ça serait génial pour les supporters et un indicateur pour nous. Plus on a de gros dans la poule, mieux c'est. Mais je vais d'abord commencer par dégager la civière car depuis ma blessure, c'est toujours la même.

Propos recueillis par Corentin Corger

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