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NÎMES Le professeur d’université a-t-il abusé d’étudiantes ? Deux ans avec sursis réclamés

(Photo archive Anthony Maurin).

Il est aujourd’hui retraité, mais il est rattrapé par une histoire qui date de l’année scolaire 2010-2011, époque où il était un pilier de l’université Vauban de Nîmes, après avoir été durant de longues années, maître de conférence à l'université Paul-Valéry de Montpellier.

Cet enseignant avait une aura incontestable lorsque trois étudiantes ont déposé plainte contre lui. Cet homme était convoqué devant le tribunal correctionnel de Nîmes, pour répondre d' « abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de pression ou technique de nature à altérer le jugement », au préjudice de deux étudiantes.

En clair, il lui est reproché dans la procédure d’avoir abusé de la faiblesse de jeunes femmes qui suivaient ses cours. « Toutes les victimes avaient comme point commun de traverser une période difficile connue du professeur », indique le rapport des enquêteurs. Il aurait proposé, selon les dires d’une étudiante, qu’elle se mette en sous-vêtements pour lui indiquer sur quelle partie de son corps devait perdre du poids. Suite au refus de la victime, le professeur aurait délivré une mauvaise note à son étudiante. Des propos que l'enseignant dément catégoriquement estimant qu'il est victime d'un règlement de comptes au sein même de l'université, voire d'une cabale organisée par un autre enseignant et par l'intermédiaire d'étudiants.

Les faits dénoncés par deux des étudiantes se seraient déroulés notamment lors d’un voyage scolaire où l’enseignant n’aurait pas hésité à entrer dans les douches des filles. Une autre jeune femme précisera que son professeur voulait lui faire rencontrer un photographe afin qu’elle pose pour des photos dénudées. Une approche que l’enseignant aurait complétée en affirmant qu’il était bien placé pour lui faire valider sa licence. L'ex-enseignant a reconnu à l'audience des propos déplacés avec certaines étudiantes. " Des propos stupides et inappropriés, mais la qualification pénale retenue par le juge d'instruction ne peut pas entraîner la condamnation", affirme le conseil du prévenu. La partie civile estime que l'infraction est caractérisée tout comme le parquet de Nîmes qui a réclamé 2 ans avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu en juillet.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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