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UZÈS La mosaïque romaine sera exposée à l’ancien évêché

C'est officiel : les vestiges romains découverts en mars 2017 reviendront dans la cité ducale, à l'ancien évêché. Mais ce n'est pas pour tout de suite.

Laurent Noé, directeur académique du Gard, Jean-Luc Chapon, maire dUzès, Fabrice Verdier, conseiller régional et Michel Vaginay, directeur du pôle patrimoine et architecture à la DRAC (photo Corentin Corger)

Après une dernière réunion qui s'est tenue ce mardi après-midi, la mosaïque romaine découverte en mars 2017 entre les lycées Charles Gide et Georges Guynemer va revenir à Uzès.

Elle sera exposée au musée de l'ancien évêché. Mais il faudra être patient avant de pouvoir contempler ce vestige dans la cité ducale. "Si on est optimiste, cinq ans", souriait le maire uzétien, Jean-Luc Chapon. Au minimum, car l'objet tant convoité se trouve pour le moment dans les locaux de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) à Nîmes. Une fois le rapport d'étude publié, un appel d'offre va être lancé pour procéder à la restauration de l'oeuvre. Ajoutez à cela les travaux et on se doute bien que cinq années seront largement nécessaires, voire peut-être plus.

Le futur lieu d'accueil est lui aussi en phase de restauration. Car il n'y a pas que la mosaïque qui va intégrer l'ancien évêché mais tous les vestiges retrouvés : des outils ou encore des ossements. La muséographie, l'organisation du musée, va donc être totalement modifiée pour pouvoir raconter dans les moindres détails le passé romain d'Uzès. "C'est tout un nouveau projet à écrire. Cela nécessite forcément du temps", constatait Michel Vaginay, directeur du pôle patrimoine et architecture à la DRAC. Selon la demande du premier magistrat de la commune, la mosaïque devrait être exposée à plat.

Une signature architecturale in situ

Faire revenir les vestiges à Uzès, tout le monde était d'accord. Mais le point de débat était son emplacement. Des associations souhaitaient que la mosaïque revienne sur le lieu de sa découverte. Entre les lycées Charles-Gide et Georges-Guynemer où un campus doit voir le jour. En concertation, il a donc été décidé de laisser une signature architecturale in situ afin de rappeler l'origine de la mosaïque, visible depuis la rue. On ne sait pas encore exactement comment cela va se matérialiser. "Essentiellement pour une question de sécurité, il était difficile de ramener la mosaïque dans le lycée. Pour gérer une forte affluence à proximité des élèves, toutes les conditions n'étaient pas réunies", argumentait Laurent Noé, Dasen (Directeur académique des services de l'éducation nationale) du Gard.

"La double bonne nouvelle c'est que les travaux du nouveau campus vont pouvoir débuter", se réjouissait Fabrice Verdier, conseiller régional. Les fouilles du site étant terminées, les travaux pourront démarrer en septembre prochain et sans retard dans le calendrier prévisionnel. La Région investit près de 16 millions d'euros sur ce projet d'agrandissement qui devrait permettre à terme d'accueillir plus de 1 700 élèves. Guynemer étant un lycée des métiers d'art, les futurs étudiants auront de quoi alimenter leur passion. Juste un peu de patience !

Corentin Corger

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