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FAIT DU JOUR Visite du chantier de la Gare de Nîmes-Pont du Gard

Hall, quais, parking... On en sait désormais un peu plus sur la configuration de la future gare de Nîmes-Pont du Gard. Suivez le guide !

Visite de chantier SNCF oblige : bottes, gilet orange et casque sont de mises pour Jean-Jacques Granat, maire de Manduel, Yvan Lachaud, président de Nîmes métropole, et Joseph Giordano, directeur général adjoint du réseau Languedoc-Roussillon (photo Corentin Corger)

La gare Nîmes-Pont du Gard associée au contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier, c'est le projet phare du mandat d'Yvan Lachaud, président de l'Agglo.

Située à Manduel, elle sera opérationnelle le 15 décembre 2019. Avant le début des travaux de l’avenue de la gare le 1er août, l'heure est aux fondations. Et à la visite du chantier. Des facultés particulières de prévisualisation et un brin d'imagination sont demandées !

La Gare de Manduel, appelée ainsi la plupart du temps, de son nom officiel Nîmes-Pont du Gard sera mise en service à la fin de l'année 2019 pour un coût total de 95 millions d'euros. Avec 28 TGV et trains intercités qui vont s'arrêter par jour, 1,2 millions de passagers par an sont attendus. Un financement réparti presque équitablement entre l'État et la SNCF, à hauteur de 31,7 millions d'euros pour tous les deux, et les collectivités. Une dernière source répartie entre la Région Occitanie (22,6 millions d'euros), Nîmes métropole (8 millions d'euros) et un petit million versé par l'agglomération de Montpellier. Un logique retour de service, celle de Nîmes en ayant fait de même pour la gare de la Mogère dans l'Hérault...

Sur la nouvelle voie de chemin de fer circule déjà des trains de fret depuis décembre 2017 et des trains d'essai. Le 8 juillet, le contournement ferroviaire sera officiellement en service. Mais pour les arrêts à Nîmes-Pont du Gard, encore un peu de patience.

La future gare routière où la vigne existante sera conservée (photo Corentin Corger)

Une fois tout l'attirail enfilé, il est temps de partir à la découverte de ce vaste chantier. Un bâtiment déjà existant, le Mas Larrier, acquis par la SNCF, va être conservé et transformé en lieu d'accueil, de restauration et d'hôtel d'entreprise. La petite parcelle de vignes présente à l'entrée du site est intégrée au projet. Les bus de la future gare routière en feront le tour pour déposer les passagers.

L'emplacement du quai de la gare TER (photo Corentin Corger)

Sur la voie déjà existante, un quai pour les TER va voir le jour. À sa droite une structure très longue va sortir de terre. Le premier bâtiment aura une vocation technique avec des locaux dédiés aux personnels pour les agents SNCF.

Les poteaux choisis pour soutenir la structure du hall de la gare (photo Corentin Corger)

Le deuxième bâtiment collé au pont, sera le hall de la gare qui va dominer par sa hauteur et surplomber les quais TGV. Le hall aura une superficie de 1 000 mètres carrés.

La plate-forme qui va accueillir le quai de la gare TGV (photo Corentin Corger)

Abrité, le quai fera près d'une longueur de 400 mètres. La particularité c'est qu'en parallèle une voie ferroviaire de déviation de deux kilomètres va être créée pour permettre au train de stationner en gare avant de repartir et se réinsérer sur la voie principale. Un voyage de Nîmes à Paris s'effectuera en 2h35. Au second plan de l'image, un parking de longue durée va être construit avec une capacité de stationnement de 800 places. En face, disponible via une future passerelle sur la voie existante, un parking de courte durée de 250 places verra le jour.

Un site qui commence à devenir réalité. De quoi réjouir Yvan Lachaud : "C'est extraordinaire pour le territoire. Si on avait pas pu faire la gare, économiquement on était mort." Car l'objectif est de créer autour de la gare un bassin d'emploi, le fameux projet Magna Porta. "Ce n'est pas encore abouti mais avec la base Oc'via, ce serait 1 000 emplois de créés", précise le chef de l'Agglo. Oc'via est la société chargée des travaux du contournement. On n'en sait pas plus sur les contours de ce projet.

Le parc d'attraction : "aqua quelque chose"

Au-delà de Magna Porta, un second projet est au cœur des discussions, celui d'un parc de loisirs. La Région Occitanie a d’ailleurs mandaté la Compagnie des Alpes, opérateur de parcs de loisirs, pour venir juger le site parmi dautres. "Je ne vais pas vous mentir, rien n'est encore ciblé. On y travaille de très près mais un tel projet ne se décide pas comme ça." Malgré ce discours Yvan Lachaud a donné quelques indications. "Le parc d'attraction sera centré sur la romanité", au milieu de trois grands sites historiques : Nîmes, Arles et le Pont du Gard.

Mais il a également ajouté, "le nom ce sera aqua quelque chose... Autour du bien-être. Avec notre climat, il faut quelque chose en rapport avec l'eau." Comment réussit-on à jumeler la romanité et l'eau Monsieur le président de Nîmes Métropole ? "Ce sera peut-être des thermes, mais, en tout cas, ça ne ressemblera pas à un parc aquatique", conclut-il. Un projet encore un peu flou. L'essentiel est que les travaux de la gare avancent dans les délais prévus.

Prochaine actualité, le 5 juillet avec la venue de la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, qui fait d'une pierre trois coups avec l'inauguration de la gare de la Mogère à Montpellier et du contournement et la pose de la première pierre à Manduel. Elle va en faire des kilomètres... En train ?

Corentin Corger

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