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GARD & CRIMES Il voit le diable et s’acharne sur une vieille dame sans histoire

photo d'illustration

"Une personnalité perverse, sadique, une dangerosité extrême, un déséquilibre majeur psychopathique". La cour d'assises du Gard juge en 2004, un jeune livreur de 20 ans, du quartier de Pissevin. Cet accusé a commis l'impensable un jour de septembre 2002.

Pour le compte d'un commerçant du quartier, il livre des fruits et légumes dans une tour de la ZUP. Au dixième étage, une dame ouvre la porte. Juste un bonjour, puis un déchaînement de violence extrême. Le jeune homme confessera quelques jours plus tard lorsqu'il est arrêté par les policiers de la Sûreté urbaine de Nîmes, cet étrange cauchemar qui lui donne des insomnies, qui hante ses nuits depuis des années... Un visage traversé d'une cicatrice. Ce visage lui est apparu lorsqu'il a vu cette grand-mère et il a frappé son ennemi intérieur. La scène insoutenable et les blessures nombreuses sont listées sur le rapport des légistes. Il frappe, s'écharne sur l'octogénaire qui tombe au sol de son appartement, des dizaines de plaies au couteau, le corps martyrisé, le visage déformé par l'atrocité. Mickael Moréno s'est servi d'aiguilles à tricoter pour percer les tempes de la vieille dame. La justice qualifie les atrocités d'actes de torture et de barbarie.

Avant de revenir dans la soirée pour dérober un téléviseur, le criminel appelle un jeune copain mineur, un petit délinquant du quartier qui n'oubliera jamais la scène d'horreur qui lui fait face. Mickaël Moreno joue avec la tête de la victime !

L'enquête débouchera rapidement, car l'octogénaire vit seule, elle est méfiante et reçoit très peu de monde. Des voisins donnent une indication précieuse aux enquêteurs en confiant qu'elle se fait livrer ses courses. Une piste qui va aboutir en un temps record. Arrêté, Moreno, toujours aussi étrange et impénétrable arrive au palais de Justice. Il est attaché aux pieds et mains. Il écoute toute la journée des chants Grégorien et se crucifie en prison pour souffrir comme Jésus-Christ !

Mais ce jour de septembre 2002, c'est un miracle s'il n'y a pas eu d'autres morts dans cette tour de l'horreur. En arrivant, les pompiers constatent que les bouteilles de gaz sont en position ouverte et que l'appartement peut exploser à tout moment. Les lumières de toutes les pièces ont été allumées et des bougies se consument près des bouteilles de gaz. L'agresseur a peut être pensé faire sauter l'immeuble pour effacer les traces de son passage.

Jugé deux ans plus tard devant la cour d'assises du Gard, il est condamné à 30 ans de prison dont 18 ans de peine de sûreté.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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