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FAIT DU JOUR : Quand le staff du Nîmes Olympique se souvient de la finale de 1998

Les joueurs étaient trop jeunes pour l'avoir vécue mais l'encadrement des Crocos n'a pas oublié le soir où la France a accroché une étoile à son maillot.

Les membres du staff du Nîmes Olympique, ont vécu de façon diverse cette soirée mémorable (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Vingt ans après l’historique victoire des Bleus face au Brésil en finale de la coupe du monde 1998, le staff du Nîmes Olympique se replonge dans cette soirée inoubliable. Flash-back.

C’était au siècle dernier, mais tous les Français, ou presque, se souviennent de ce qu’ils faisaient le soir où le France a battu le Brésil en finale de la coupe du monde (3-0). Les joueurs du Nîmes Olympique sont un peu trop jeunes pour s’en rappeler et certains n’était même pas nés.

En revanche, les hommes du staff des Crocos étaient en âge de vivre l’événement. Ils n’ont rien oublié. Pourtant, tous n'ont pas eu conscience de ce qui se passait.

Benoit Deplagne refuse d’aller voir la finale au stade de France

Deux membres du staff était tout jeune et ils sont un peu passé à coté de ce moment historique. Anthony Lombardo, le kinésithérapeute, avait d’autres priorités : « j’avais douze ans et je participais aux championnats de France de tennis par équipes à Blois (Loir et Cher). Nous avions regardé la finale sur place. À cette époque j’étais plus tennis que football. La soirée n’a pas été bien longue puisque le lendemain nous avions compétition. Nous étions dans un centre de tennis isolé donc on n’a même pas entendu les Français faire fête. Je n’avais pas conscience de ce qui se jouait. »

Benoit Deplagne a refusé d’aller au stade de France (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Benoit Deplagne, le préparateur physique, s’est quant à lui payé le luxe de refuser le stade de France « Mon père avait gagné deux places pour la finale mais j’avais préféré rester à Beaulieu (Hérault) pour la fête. Je n’avais pas la conscience de l'importance de l'événement. Aujourd’hui je le regrette. J’avais onze ans, c’était la fête au village, ils avaient mis un écran géant pour l’occasion sur la place du village. Les cloches avaient sonné à la fin du match ».

Sébastien Gimenez s’endort à la mi-temps

Parmi les plus expérimentés, Alain Ratat a fait dans le classique : « j’ai regardé le match à Nîmes avec une vingtaine des copains. En fait de souvenirs, il ne me reste que la victoire et la très bonne fête que l’on a fait après le match. J’espère qu’on fera la même cette année ». Tout comme l’intendant, Jean-Luc Allouis qui fêtait son anniversaire deux jours plus tôt : « j’étais en Bourgogne avec une cinquantaine d’amis. On était tendu mais je n’oublierai jamais ce jour ».

Bernard Blaquart se souvient d’une ambiance de dingue (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Richard Goyet, un des préparateurs physiques, avait choisi de vivre ce match en famille « au Grau-du-Roi devant la télévision. Il n’y avait pas de pression particulière mais beaucoup d’engouement et de plaisir. On n’a pas eu le temps d’avoir peur. C’était déjà beau d’être en finale, alors la gagner... »

Bernard Blaquart termine dans la piscine 

À cette époque, l'entraîneur adjoint, Jérôme Arpinon jouait quant à lui dans une équipe de jeunes Crocos. Pendant la compétition, il va voir des matches à Marseille mais le soir de la finale il est resté très sérieux malgré la ferveur populaire : « nous n’avions pas fait la fête car nous étions en pleine préparation à l’époque. C’est que des bons souvenirs. La liesse populaire qu’il y a eu après le match ça a été énorme. On ne parlait que de cela et on n'avait que Zidane à la bouche ».

Aussi incroyable que cela peut paraître, il est possible d’être passionné de football et de s’endormir à la mi-temps du match le plus important l’histoire de l'équipe de France. C’est la surprenante mésaventure qui est arrivé à Sébastien Gimenez, l’entraîneur des gardiens de but : « c’était une période de vaches maigres. Sans club, je travaillais comme préparateur de commande à Vendargues. Je me levais à 3h du matin. J’ai essayé de la voir mais ça été compliqué. J’habitais à Jacou et tous mes amis étaient à Montpellier. J’étais seul chez moi et je me suis endormi ».

"Une ambiance de dingue, un moment de folie"

Lui ne s'est pas endormi. Bernard Blaquart a les yeux qui brillent à l’évocation de ce 12 juillet 1998. C’est au club de tennis de Saint-Just qu’il regarde la finale avec ses copains. Il délaisse alors son rôle de technicien pour devenir supporter. Il se souvient très bien de l’ambiance d’après-match : « on a tous fini dans la piscine. On est ensuite allé dans les rues de Lunel. C’est des grands moments. C’était beau, en plus c’était la fête de Lunel. C’était une ambiance de dingue, un moment de folie. Tout le monde est copain, personne ne râle. Ça fait oublier les soucis quotidiens et ça fait sauter les barrières. C’est des grands moments dans une vie, tout simplement ».

Quoi qu’il se passe lors de la finale entre la France et la Croatie, la victoire des Bleus en 1998, à jamais les premiers, aura toujours une place à part dans le cœur des Français. Idem pour les membres du staff du Nîmes Olympique.

Norman Jardin

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