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NÎMES OLYMPIQUE 1963-1969 : de la sueur, du rire et des larmes

Fini les premiers rôles pour les Nîmois, il faut désormais se battre pour le maintien.

Dans la seconde moitié des années 60, après cinq années au plus haut niveau, les Crocos connaissent des moments plus difficiles et même une relégation de D2.

Le titre perdu à la dernière journée de la saison 1961-62 a laissé des traces. Bernard Rahis part en décembre 1962, après neuf saisons au club. Les dirigeants Nîmois ont perdu le flair pour dénicher des bonnes affaires pendant la période des transferts. L’allégresse des belles années décline. L’exercice 1962-63 se termine par une honorable 6e place et une élimination en 16e de finale de la coupe de France. Mais le ressort est cassé.

En 1964, Kader Firoud quitte Nîmes pour aller à Toulouse

L’année suivante, le ciel s’assombrit. Les Crocos décrochent leur maintien lors de l’ultime journée, après une victoire sur Lyon 5-0. En coupe de France, Nîmes est éliminé dés les 32e de finale (par Lyon), pour la première fois depuis 11 ans. Les cadres comme Bernard, Bettache et Constantino quittent le club. Ils sont suivis par l’entraîneur, Kader Firoud. C’est la fin d’une époque. Certains jeunes en profitent pour s’imposer. On commence alors à voir éclore les Landi, Marcellin, Novi et Gomez. Le club termine 13e avec sa pire attaque depuis 1945. On ne remplace pas si facilement des joueurs comme Skiba, Akesbi et Rahis.

Lors de la saison 1964-65, le Nîmes Olympique participe, pour la première fois, aux barrages (Photo / DR)

Le déclin des Nîmois se confirme chaque année un peu plus. Pourtant, une série de six victoires place les joueurs de Pierre Pibarot, en tête de la D1 après 10 journée. Le 3 novembre 1964, Le Nîmes Olympique refait la une du magazine spécialisé France Football. Le Croco Daniel Charles-Alfred est en photo avec le titre "Nîmes : 30 mois pour redevenir leader". Mais ce n’est qu’un feu de paille. Un essoufflement et quatre défaites en clôture du championnat envoient les Crocos en barrages pour le maintien. L’avertissement est sans frais. Pour l'instant...

Les cadres partent, les jeunes prennent le pouvoir

Le club Nîmois ne fait plus partie des meilleurs français. Il lui faut maintenant se battre pour survivre au plus haut niveau. Les jeunes Landi, Marcellin, Kabyle, Rouvier, Canetti, Novi et Mézy sont de plus en plus utilisés. La jeunesse ne peut pas tout et pour la deuxième année consécutive, c’est en passant par les barrages que Nîmes sauve sa place en D1. Satisfaction en revanche du côté des juniors qui, avec Mezy et Odasso, remportent une deuxième coupe Gambardella.

Après une saison en D2, les Crocos retrouvent l’élite en1968 (Photo / DR)

À force de jouer avec le feu, les Crocos finissent par se brûler. Au terme de la saison 1966-67, pour la première fois de son histoire, le Nîmes Olympique est relégué en D2. C’est au dernier match des barrages que prend fin une aventure de 17 ans dans l’élite. Une égalisation d’Aix-en-Provence à la 85e minute envoie les Crocos en enfer. C’était la dernière saison de Pierre Barlaguet comme joueur et de Marcel Rouvière en tant que responsable de la section amateur. En 1967 une belle histoire se termine dans les larmes.

Premier club français à remporter trois coupes Gambardella

Il faut alors reconstruire. Paul Calabro succède à Jean Chiariny à la tête du club et Marcel Tomazover pend la place de Pierre Pibarot au poste d’entraîneur. Les changements sont salutaires puisqu’après une saison en D2, Nîmes retrouve la D1. Le 16 juillet 1968, devant 12 734 spectateurs, le Nîmes Olympique s’impose 3-1 face à Lens. Grace à trois buts de Gianella, les Crocos remontent au paradis. Cette fois la saison se termine avec des rires et des larmes de joie.

Pour son retour en D1, le Nîmes Olympique évite les barrages de justesse (Photo / DR)

Mais l’euphorie de l’accession fait vite place à l’inquiétude. L’équipe ne remporte que huit matches en championnat (son plus faible total jusque-là). C’est en fin de saison que Nîmes se maintient. En coupe, c’est aussi terne avec une élimination en 8e de finale face à Metz (5-2). Un rayon de soleil vient tout de même égayer les monotones performances des Crocos. Le Nîmes Olympique devient le premier club français à décrocher une troisième coupe Gambardella. En finale, les Crocodilets disposent de Viry-Chatillon. Parmi les héros Nîmois, on retrouve Boissier, Moretti, Samuel, Mathieu et Boyron.

L’espoir vient de la jeunesse et c'est elle qui va rapidement remettre l’église au centre du village. Ou plutôt, le Nîmes Olympique à un rang plus digne de sa réputation.

Norman Jardin

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