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USAM Micke Brasseleur : « sans cette journée, je n’aurais jamais fait de hand ! »

La recrue de l'Usam au poste d'arrière droit raconte sa rencontre tardive avec le handball, son parcours professionnel et ses ambitions avec la Green Team.

Micke Brasseleur fait partie des trois nouveaux joueurs recrutés par l'USAM pour cette saison 2018/2019 (photo Facebook)

C'est un colosse d'un mètre quatre-vingt-dix-sept et d'autant de kilos qui vient renforcer la base arrière de l'Usam. Âgé de 25 ans, Micke Brasseleur arrive à Nîmes sûr de sa force, prêt à éclore au grand jour. Ce parisien d'origine dresse son portrait en toute sincérité.

Objectif Gard : Comment s'est déroulée votre rencontre avec le handball ?

Micke Brasseleur : J'ai commencé par le foot mais je ne me reconnaissais pas dans les valeurs ni avec les gens avec qui j'étais. Du coup, ça ne m'a pas donné envie de continuer. Ensuite, il y a eu une journée portes ouvertes au club de handball de ma ville, Le Bourget. Je m'amusais à tirer, à faire des conneries et là l'entraîneur des moins de 18 ans viens me voir et me dit : "je vois que tu es gaucher, plutôt grand, ça te dirais de faire du hand ?". Je lui ai répondu : "oui pourquoi pas !" Voilà comment j'ai été enrôlé là dedans. J'avais 16 ans !

Ensuite, tout s'est enchaîné très vite pour vous ?

À la rentrée, je signais ma licence pour jouer au Bourget pendant un an. À l'issue de cette saison, le club de Villemomble a fait appel à moi pour jouer en championnat de France des moins de 18 ans. J'ai hésité avec Tremblay qui déjà me voulait. Mon talent, ce n'était pas sur le handball mais au niveau des qualités physiques, je mesurais déjà 1,95 m. À ce moment-là, je ne voulais plus lâcher le hand, j'appréciais vraiment et je jouais avec mes amis. Malheureusement, je suis le seul... (rires) ou heureusement pour moi qui ait percé. Quand je m'aperçois que Tremblay est derrière moi, je me dis qu'il y a quelque chose à jouer peut-être. Je ne comprenais pas trop l'importance du gaucher dans le handball. À 18 ans, le centre de formation de Tremblay m'appelle et me dit : "viens, on va faire de toi un vrai joueur." Dès ma première année, c'était entraînement avec les pros le matin et l'après-midi avec le centre, j'en ai chié ! Et je fais trois, quatre apparitions en première division en fin de saison.

En trois ans vous passez de débutant à un centre de formation de handball. C'est vraiment atypique comme parcours ?

Oui et au bout de quatre ans, je signe mon premier contrat pro. C'est plutôt une bonne performance ! (rires) Ce qui les a choqués c'est que sans savoir jouer au hand, j'avais déjà le geste du tir. En tout cas, sans cette journée je n'aurais jamais fait de hand ! Ça tient à rien du tout et c'est là que l'on peut se dire qu'il y a peut-être une part de destin là-dedans. C'est là que je me suis mis à croire au destin, je me dis que parfois les choses arrivent comme ça. Autant, sans cette journée, je serais dans un bureau, je ne sais où.

Votre passage s'est terminé de manière délicate. Pouvez-vous expliquer ?

Après quatre ans et demi, ça s'est mal passé avec le nouveau coach. Comme on ne me donnait plus ma place à Tremblay, sans avoir trop le choix je m'en vais en Allemagne en seconde division (à Coburg 2000). Après là-bas ça vient peut-être un peu de moi. J'ai eu dû mal à m'acclimater. J'avais aussi l'impression qu'ils ne faisaient pas trop d'effort pour m'intégrer. Je ne parlais pas la langue et il y avait aucun joueur français, donc c'était vraiment compliqué pour moi. Mais je ne pars pas qu'avec du mauvais, je reviens avec plus de confiance en moi, plus de base technique et tactique. Là-bas ils m'ont vu arriver à sauter partout, ils m'ont dit : "calme toi ! Fais des passes."

Pourquoi avoir choisi l'Usam ?

J'avais vu la saison juste avant, je voyais la saison qu'ils étaient en train de faire. Le projet de jeu m'a pas mal attiré, le coach aussi. Il y a des joueurs que je connais dans l'équipe donc je ne pars pas dans l'inconnu. On s'est très vite mis d'accord.

Votre transfert s'est réglé très tôt la saison dernière, en octobre. Cela n'a-t-il pas impacté votre saison ?

C'était la crainte d'Ivry de se dire maintenant il va lâcher l'affaire et pourtant je fais la plus belle saison de ma carrière (102 buts en 25 matches). Je reste compétiteur. Pour moi il était hors de question de partir sur un échec, de me dire que l'équipe va peut-être descendre où que je n'ai pas donné le meilleur de moi-même. On finit onzième. Personnellement, c'est ma meilleure saison avant peut-être celle-là car j'arrive plus aguerri avec davantage d'expérience.

Auparavant, vous avez surtout joué le maintien. Êtes-vous prêt à relever les nouveaux défis qui vous attendent avec l'Usam ?

Les objectifs sont plus hauts et j'attendais vraiment ça. C'est pour ça que j'ai rejoins l'Usam rapidement. Concrètement, quand tu vois l'équipe qu'ils ont l'an dernier et ce qu'ils font avec. Je me dis qu'avec les trois recrues que l'on a cette année, ça peut être que mieux finalement. Nico et Dylan sont des joueurs solides plus le collectif déjà en place qui est bien soudé, bien fort, je me dis que si tout le monde arrive à bien s'intégrer, ça peut être intéressant.

L'ambiance du Parnasse, vous en pensez quoi ?

Les trois fois que je suis venu jouer au Parnasse j'ai été étonné par cette salle. Toujours pleine, alors que pourtant j'ai joué à Tremblay et Ivry, qui n'étaient pas les équipes les plus attrayantes. Le public sait pourquoi il est là. Il y a une belle culture du handball et les gens sont à fond derrière l'Usam. C'est que du plus pour nous. Ça va être cool pour une fois, ils vont crier pour moi et pas contre moi !

Corentin Corger

 

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