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NÎMES OLYMPIQUE 1976-81 : une lente descente en enfer

Après avoir joué les premiers rôles, les Crocos régressent de façon inexorable jusqu'à atterrir à l’échelon inférieur.

Gilbert Marguerite réalise sa meilleure saison en 1978-79 avec 21 buts en championnat (Photo / DR)

La fin des "Seventies" marque déclin des Crocos qui finissent par tomber en D2 en 1981. La plus belle page de l'histoire du football Gardois se tourne alors.

En 1976, la France se passionne pour les exploits européens des Verts de Saint-Étienne. Pendant ce temps, les Crocos entrent dans le rang. Alors, quand à quelques jours de la finale de la coupe d’Europe ASSE – Bayern Munich deux Stéphanois sont blessés lors d'un match contre Nîmes, tout le pays prend les Crocos pour cible. Les Verts perdent la finale et les Nîmois sont désignés comme en partie responsables de cet échec.

Les Crocos sont hués, sifflés et insultés sur tous les stades où il se déplacent. À Bordeaux leur bus est même caillassé. Les Rouges terminent la saison en 11e position et avec une moyenne de spectateurs en baisse (6 205). Les départs de Mézy (à Lille) et Augé (à Montpellier) n’ont pas été compensés. Pour ses 40 ans, le club tire un bilan bien maussade.

Jean-Claude Mith et les Nîmois s’imposent à Rennes 1-0, le 6 août 1976, pour l’ouverture du championnat de D1 (Photo / collection privée Matthieu Lecharpentier)

L’année suivante n’est pas meilleure. Pourtant, le début du championnat est prometteur. Les Nîmois sont cinquièmes après onze journées. Mais ce n’est qu’un feu de paille car les coéquipiers de René Girard chutent de semaine en semaine. Ils sont même antépénultièmes à deux journées de la fin. Les Crocos se reprennent avec des victoires à Lille 2-1 et contre Rennes 6-2. Ils finissent 13e.  C'est chez les jeunes que l’on trouve des bonnes nouvelles. Ils trustent les titres dans la plupart des catégories. Le Nîmes Olympique devient le premier club Français à décrocher une quatrième coupe Gambardella (3-1 face à Reims). Ce record ne sera battu par Auxerre qu’en 1999.

En 1979, Gilbert Marguerite est le deuxième meilleur buteur Français, derrière le Nantais Pécout

La saison 1977-78 est marquée par un tournant historique. Le 23 janvier 1978, après deux défaites consécutives (à Metz 3-0 et à Lens 4-1), Kader Firoud laisse sa place d'entraîneur à Henri Noël. Le club est alors avant-dernier. Le légendaire coach du Nîmes Olympique aura passé 24 ans au club dont six comme joueur. Le choc psychologique est efficace puisque les Crocos se classent 13e. En revanche, la coupe de France est une grosse déception avec une élimination en 16e de finale par Dunkerque, une équipe de D2.

Le 28 septembre 1979, Thierry Meyer et les Crocos font tomber le FC Nantes à Jean-Bouin 2-1 (Photo / DR)

1979 est un rayon de soleil dans cette période difficile des Crocos. Le club trouve un buteur en la personne de Gilbert Marguerite. L'attaquant Martiniquais, au club depuis 1975, réalise sa meilleure saison avec 21 buts en D1. Il est le deuxième meilleur buteur Français du championnat, derrière le Nantais Éric Pécout (22 buts). Le 11 octobre 1978, la venue de Saint-Étienne attire 15 689 spectateurs au stade Jean-Bouin. C'est un des derniers grands moments des années 70, pour les supporter Gardois.

Après 30 années au plus haut niveau (sauf 1967-68), le Nîmes Olympique plonge en enfer

Si le Nîmes Olympique ne fait plus parti du gratin des club Français, ses jeunes joueurs sont toujours aussi prisés des sélectionneurs nationaux. Castagnino, Meyer et Ruffier sont appelés chez les Espoirs et les Olympiques, Christian Perez chez les juniors, Marijon en scolaire et Bonifacio en cadet. La relève semble être assurée. Il faudra compter sur elle car deux légendes quittent le club. André Kabyle et Michel Mézy (il était revenu de Lille en 1977, NDLR). Dans ces conditions, Henri Noël classe son équipe à une honorable onzième position en D1 pour 1979-80.

Le pire intervient lors de la saison suivante. Les coéquipiers de Bernard Boissier ne se remettent pas d’un départ calamiteux. Après neuf journées, ils ne comptent que quatre points et aucune victoire. Malgré un beau sursaut à l’automne (7 points sur 8 possibles), le club ne peut éviter la deuxième relégation de son histoire. Après 30 années au plus haut niveau (sauf 1967-68), le Nîmes Olympique plonge en enfer. Une page heureuse se tourne et personne ne sait alors ce que l’avenir réserve...

  Norman Jardin

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