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DÉMISSION de Nicolas Hulot : les réactions des députés gardois

L’onde de choc de la démission fracassante du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot ce matin sur les ondes de France Inter n’a pas fini de se propager.

Nicolas Hulot (photo : droits réservés)

Depuis cette annonce surprise - ni le président de la République Emmanuel Macron, ni le Premier ministre Édouard Philippe n’avaient été prévenus par Nicolas Hulot - les réactions se multiplient dans le monde politique. Le Gard n’y échappe pas et plusieurs de ses députés, notamment ceux de la majorité, réagissent et ne font pas de cadeau au ministre démissionnaire.

Dans un communiqué, la députée LREM de la première circonscription du Gard, Françoise Dumas, rappelle que « si personne n’était au courant de la date de sa démission, ce scénario était sur la table depuis plusieurs mois » avant de tacler le ministre démissionnaire : « renoncer devant la difficulté n’est jamais constructif, mais c’est son choix et je le respecte. » Pour autant, la députée souligne le bilan du gouvernement en matière écologique - « le meilleur de la Ve République en seulement 15 mois » - et croit savoir que « la majorité poursuivra sur la lancée impulsée par Nicolas Hulot ». Enfin, elle se dit « sûre que le bilan de la majorité finira par lui faire regretter sa décision. »

Le député LREM de la troisième circonscription du Gard, Anthony Cellier, qualifie quant à lui de « regrettable » la décision prise par Nicolas Hulot qui intervient « avant les effets des mesures d’ores et déjà prises ». Nicolas Hulot qu’il dépeint comme un « homme profondément engagé » qui « s’est heurté au difficile exercice du compromis ». Pour autant, le parlementaire défend lui aussi le bilan du ministre, tout en estimant que « ce ne sont encore que des trop petits pas, au vu de l’urgence climatique que nous vivons. Face à cette urgence, il faut des engagements toujours plus forts aux niveaux national, européen et international ». Et s’il lui souhaite le meilleur pour la suite, le député estime que « c’est de l’intérieur que l’on peut faire bouger les choses ».

Le député Modem de la sixième circonscription du Gard, Philippe Berta, affirme de son côté qu’il « ne peu(t) que profondément regretter la décision de ce jour de Nicolas Hulot. Sa nomination parmi les nombreux ministres issus de la société civile incarnait un véritable espoir ». Après avoir lui aussi défendu le bilan de Nicolas Hulot, le député explique que « oui, ce sont des premiers pas qui en appellent d’autres, car l’urgence est là. Mais force est de constater qu’aucun autre gouvernement n’était allé aussi loin par le passé. Ces petits pas resteront toujours plus efficaces que le sur-place préconisé par certains ou que le grand soir qui n’arrivera jamais, voulu par d’autres ».

Autre député LREM, Olivier Gaillard n'a pas manqué de réagir au départ de Nicolas Hulot. Il juge cette décision "personnelle et difficile" tout en confiant qu'il s'agit d'un "geste politique fort qui marque sa volonté de ne plus se resigner, s’accommoder sur un enjeu aussi important que celui de l’écologie et de poursuivre sa lutte tenace indépendamment du Gouvernement, ce que je regrette."

Et de rappeler que le ministre bénéficiait d'un "budget augmenté de 9,9 à 10,4 milliards lors du projet de loi de finances de 2018. Une hausse jugée par le ministre de « significative » symbole de la « priorité accordée aux politiques environnementales ». Loin du désaveu vis-à-vis de l’exécutif le renoncement après 15 mois de poursuivre ses travaux au sein du ministère de la transition écologique et solidaire révèle la fracture idéologique du modèle à défendre."

"Face à un message politique aussi fort que la démission d’Hulot, Olivier Gaillard en appelle au chef de Gouvernement à associer la représentation nationale et les principaux représentants des filières agricoles et associations protectrices de l’environnement à l’élaboration d’un plan interministériel et pluriannuel de type agro-environnemental. Le but étant de définir des objectifs et engagements communs entre ministères ménageant à la fois des avancées en termes de compétitivité de notre agriculture et des avancées dans le cadre de la transition écologique. Cette logique concertée entre ministères a existé jusqu'à la fin des années 1970 en France à l'époque où le plan était une ardente obligation. Elle pourrait être remise au goût du jour."

Et de conclure :  "Il faut souhaiter que cette démission soit un véritable électrochoc dans notre rapport à l’écologie et qu’elle n’entraînera pas un durcissement des clivages".

Le député Rassemblement national de la deuxième circonscription du Gard Gilbert Collard a pour sa part réagi par un tweet grinçant :

Th.A

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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