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TOROS Arles et ses deux corridas de la Feria du Riz

Les 8 et 9 septembre prochains, la feria battra son plein.

Juan Bautista et ses deux enfants (Photo Anthony Maurin).

Bon, la Feria du Riz approche. Ne vous inquiétez pas vous ne risquez pas l'indigestion car ne sont au rendez-vous que deux petites corridas...

Quand on dit deux petites, l'abus de langage est certes volontaire mais la vision de cette doublette est parfois déconcertante. Oui, la qualité compte plus que la quantité mais quid de la présence des cavaliers et des jeunes. Deux corridas pour une feria qui se déroulera pour la première fois depuis des lustres sur un week-end simple, samedi et dimanche. Voilà de quoi se poser des questions.

Première corrida, la plus flamboyante, la corrida goyesque. Initiée en 2005, elle plaît aux gradins et a su conquérir les piétons. Un décorum d'exception dans un antique amphithéâtre pour un spectacle éphémère. C'est dans ce genre d'événement que la corrida prend son sens. Tout son sens. À la manière de Goya, les acteurs sont tous costumés. La piste est peinte et/ou décorée et parfois, les tendidos prennent des couleurs.

Petit plus artistique, cette année en plus du traditionnel et excellent orchestre Chicuelo II, les Chœurs Escandihado et la soprano Muriel Tomao feront vibrer pierres et cœurs (n'allez pas croire que l'aficion a un cœur de pierre). Côté scénographie, c'est Domingo Zapata qui signera l'habillage des arènes.

Sébastien Castella (Photo Anthony Maurin).

Pour affronter le public mais surtout les Victoriano del Rio qui viendront fouler le sable arlésien, les trois toreros sont des maestros connus et reconnus. Deux sont français, le troisième est chez lui dans ces arènes. Juan Bautista est le directeur des arènes d'Arles mais il est surtout un torero de talent et d'envergure. Avec son comparse (qui le suit au cartel) Sébastien Castella, ils sont sortis de nombreuses fois en triomphe des arènes de Madrid. La goyesque est faite pour lui, il l'adore et son toreo se prête particulièrement bien à ce type d'exercice.

Sébastien Castella est en forme, sa tauromachie exposée se repose et laisse entrevoir une technicité approfondie et une patience aiguë voire accrue. Enfin, Jose Maria Manzanares a une petite histoire avec la goyesque d'Arles. Il y a fait une double vuelta, la présidence lui refusant une oreille criante de vérité pour l'assemblée. Classieux et précieux, Manzanares est une valeur sûre.

Juan del Alamo (Photo Anthony Maurin).

Dernier jour de feria, seconde corrida. Une course lidiée par Baltasar Iban, reconduit. Des toros à voir, des cornus batailleurs, des bichos d'émotion. Face à cette ganaderia, la star de la temporada, celui qui n'est connu que de ceux qui sont allés le voir... Emilio de Justo. L'aficion pure le connaît, évidemment. Il réalise une saison incroyable, sort quasi systématiquement en triomphe et offre un toreo que l'on ne voit plus. Il se met devant les toros et les torée, c'est dingue quand on y pense ! À ses côtés, un jeune qui avance. Juan del Alamo se fait une belle place au soleil. Il touche de plus en plus de corridas dites dures mais assure dans le même temps un service sans peur ni reproche. Enfin, Juan Leal, blessé, ne pourra peut-être pas assurer sa place au cartel. À voir...

Juan Leal (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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