Faits Divers

AU PALAIS En trois mois, il passe près de 2 000 coups de fil à son ex-compagne

Tribunal correctionnel d'Alès. Photo Tony Duret / Objectif Gard

En janvier 2015, après dix années de vie commune, Aurore décide de mettre un terme à sa relation avec Christophe.

Il semble que la vie avec le quadragénaire ne soit pas tous les jours de tout repos. Aurore n'a pas le droit de travailler car Christophe considère que la place d'une femme est à la maison. Quand Aurore sort de chez elle, c'est uniquement en jean et en pull, pour ne pas attirer les regards. Les amis - hommes - sont également interdits et les quelques copines autorisées sont des "putes" ou des "salopes"...

Seulement, Aurore va l'apprendre à ses dépends, on ne quitte pas Christophe comme ça. Tous les jours, pendant des semaines, l'homme harcèle son ex-amie par téléphone ou en rôdant près de son domicile.

- Il disait qu'il allait me ramener les restes de mes enfants découpés en petits morceaux, tremble encore Aurore devant le tribunal correctionnel d'Alès. J'ai vécu pendant six mois dans la peur. Je dormais habillée avec mes chaussures. Aujourd'hui, je demande juste la paix.

Dans le camp d'en face, Christophe, qui a du mal à tenir en place, accuse Aurore d'être une manipulatrice :

- Elle avait tout prévu ! Elle me fait passer pour quelqu'un d'agressif pour avoir la garde exclusive de notre fille.

Pourtant, les 2 000 appels passés par Christophe en trois mois ne vont pas dans le sens d'une machination de son ex-compagne :

- Oui, c'est peut-être un peu excessif, concède l'accusé, mais quand votre enfant est en jeu... Je voulais juste voir ma fille. J'étais pas bien à ce moment-là.

Le procureur, François Schneider, a l'air d'estimer qu'il n'est pas beaucoup mieux devant le tribunal :

- C'était pénible de l'entendre. Il se vit comme une victime et n'a pas un gramme de recul sur lui. Il est clairement dangereux.

Il requiert une peine de 18 mois de prison avec sursis et une interdiction d'entrer en contact avec sa victime. Un réquisitoire suivi par le tribunal.

Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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