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UZÈS Le quartier des amandiers, fruit du succès du contrat de ville

À mi-parcours du contrat de ville d'Uzès, c'était l'heure de faire un bilan dans les quartiers des Amandiers et il s'avère très positif.

Aline gère le café social "Chez Amande and Co" (photo Corentin Corger)

En septembre 2015, débute le contrat de ville d'Uzès, axé sur les quartiers prioritaires des Amandiers et de Mayac. Dans le premier, ce vendredi matin, c'était l'heure de faire un petit bilan sur l'amélioration de la vie des résidents, en présence des protagonistes et des bénévoles. 

Ciblé par l'État en 2015, comme quartier prioritaire d'Uzès, les Amandiers bénéficient d'un contrat de ville avec d'abord la nécessité d'améliorer le cadre de vie. Pour commencer le café social "Chez Amande and Co" a été ouvert et se révèle comme un espace de vie au quotidien. "Je dois servir au moins 60 cafés par jour", illustre Aline, la gérante des lieux. Originaire du quartier, elle est bénéficiaire d'un poste adulte relais, salariée, payée à 90% par l'État. Le reste de sa rémunération est versée par la CCPU (Communauté de communes de Pays d'Uzès).

"Le quartier revit depuis trois ans, alors qu'il n'a pas bougé pendant trente ans. À mon époque, il n'y avait rien de tout ça. C'est magnifique tout ce qui est proposé aux enfants", reprend Aline. Expositions, street art, spectacles, danse, sport, ateliers de végétalisation... les activités ne manquent pas pour faire sortir les habitants et faire découvrir le quartier. Pour les politiques, c'était aussi une découverte : "on avait aucune culture du quartier prioritaire. Le café social est quelque chose d'extraordinaire. Je ne pensais pas que les gens allaient se l'approprier. Intéressés aussi grâce au conseil citoyen, qui permet de proposer des projets de qualité", se réjouit Jacques Caunan, élu référent contrat ville et conseiller communautaire à la CCPU.

Bénévoles et protagonistes posent ensemble devant le café social (photo Corentin Corger)

Donner envie aux gens de s'investir pour leur quartier : le pari semble pour l'instant réussi. Chaque année un appel à projets a lieu et en moyenne plus d'une trentaine d'associations se positionnent. Pour au final, près de vingt d'événements sélectionnés qui se réalisent. Cela représente un coût total d'environ 70 000 euros par an, financé par la Cget (Commissariat général à l'égalité des territoires) organe de l'État, la Drac (Direction régionale des affaires culturelles, la Région, le Département, le Leader (fonds européen) et les bailleurs sociaux. Le prochain appel lancé aura lieu entre novembre 2018 et janvier 2019.

Pierre Michel, vice-président à la politique, l'emploi et la jeunesse de la CCPU est ravi de l'élan donné par les Amandiers : "auparavant je n'y avais jamais mis les pieds. Le véritable dynamisme de ce quartier bénéficie à l'ensemble de la ville". Les nombreux événements qui s'y déroulent donnent l'opportunité à des personnes extérieures de venir et d'offrir un brassage de la population. La mixité sociale est l'objectif premier recherché par l'État dans ce type de politique publique.

Dans la mission de contrat de ville, il y a aussi l'accès à l'emploi. Début octobre, des matinées consacrées à l'emploi auront lieu, au cœur du quartier, au café social. Autour d'un café, demandeurs d'emplois et recruteurs discutent à bâtons rompus dans une approche plus détendue. Cet investissement de plusieurs collectivités a donc déjà montré des résultants probants en terme de cohésion sociale. "Quand on fait des fêtes de voisins, on réunit 100 personnes. On organise Halloween, Noël. C'est exceptionnel, il ne faut pas que ça s'arrête", déclarait Aline pour le mot de la fin.

Corentin Corger

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