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FAIT DU JOUR Nîmes renforce son avenir touristique

D'avril à septembre, Nîmes a accueilli 1,8 million de visiteurs. Un chiffre qui ravit les élus et qui offrent de belles perspectives pour l'année prochaine.

De gauche à droite, Frédéric Pastor, Mary Bourgade, Jean-Paul Fournier, Franck Proust, Daniel Jean Valade et Sophie Roulle (Photo Anthony Maurin).

Il était attendu, il est désormais connu. Le bilan touristique, culturel et événementiel d'une ville est on ne peut plus important dans une cité où seul le tourisme peut apporter des devises au pot commun.

Le Gard n'est pas un département riche, Nîmes n'est pas bourgeoise. Alors il faut bien trouver l'argent quelque part... Ici, c'est le tourisme sous toutes ses formes. Pour Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, " le nombre de visiteurs est impressionnant mais il y a eu beaucoup de moments forts pour la ville cette année. C'est la preuve que Nîmes attire les visiteurs et l’on ne peut que s’en satisfaire. Les retombées économiques sont fortes. "

Elles le sont d'autant plus depuis l'inauguration du Musée de la romanité en juin dernier. " Au Musée nous avons eu plus de 112 000 visiteurs dont 40 % étaient étrangers. Cela prouve la qualité des collections, de l’architecture et du jardin. Je dois aussi remercier tous nos services municipaux. On leur demande beaucoup et ils sont toujours présents ", ajoute le maire.

Des visiteurs du Musée de la romanité (Photo Anthony Maurin).

En effet, la ville a accueilli un total d'1,8 million de visiteurs entre les mois d'avril et de septembre 2018. À Nîmes, on ne peut pourtant pas résumer le tourisme à la seule idée de romanité. Cependant, c'est probablement la locomotive du train culturel offert aux visiteurs.

Mary Bourgade, adjointe au tourisme, n'abandonne pas et poursuit son travail de fond. " Marquée par le dossier Unesco et l’ouverture du Musée de la romanité, la saison a eu une programmation culturelle et festive très riche. 123 tours operators ont été reçu à Nîmes. Il existe une vraie curiosité pour la cité même si nous ne sommes pas encore inscrits sur la liste de l’Unesco. À Nîmes, il y a eu cette saison 600 000 étrangers sur un total d’1,8 million de visiteurs. " À cela viennent s'ajouter les excellents chiffres des trois monuments romains (arènes, Maison carrée et tour Magne) gérés par Culturespaces. En hausse de près de 5%, la fréquentation des sites reste majoritairement (54%) française.

Les arènes magnifiées depuis la terrasse du restaurant du Musée de la romanité (Photo Anthony Maurin).

Le musée de la romanité prometteur

Les étrangers sont là, les Français aussi. Le Musée de la romanité a été le vecteur d'une belle image à l’international et les premiers retours sur la qualité de l'outil semblent correspondre aux attentes. " Nous travaillons sur la cible scolaire, sur celle du tourisme d’affaires pour voir la plus belle terrasse d’Europe qu'est le toit du Musée et nous préparons la prochaine exposition temporaire. Tout cela permet de désaisonnaliser le tourisme estival, d’étendre la saison. À Nîmes cet été, les météos nationales télévisées n’arrêtaient pas de dire que nous étions la ville la plus chaude de France. C'est pas super comme image... On a bien vu que c'est pendant le seul jour de pluie que nous avons explosé les chiffres. Ce fut le jour où les touristes sont venus encore plus nombreux qu’à l’accoutumée ", explique Frank Proust, président de la SPL Culture et Patrimoine et premier adjoint au maire.

Nîmes travaille, Nîmes le fait savoir. Le patrimoine est son fonds de commerce. La cité a pignon sur rue (et pour cause !) mais il lui faut entretenir ce cher passé. L'adjoint à la culture, Daniel-Jean Valade, en a conscience. " La ville a une valeur universelle donc il nous faut restaurer son patrimoine. C’est fondamental et il y a eu une vraie prise de conscience sur le sujet. Hors Musée de la romanité, nous avons six musées qui ont en tout accueilli autant que trois arènes pleines ! " 41 000 visiteurs, c'est bien mais pas top. En tout cas, on peut ou doit voir ce chiffre progresser.

La Chanson de l'année 2018 (Photo Anthony Maurin).

Festival et tauromachie

Là où Nîmes risque de stagner un peu, c'est sur la fréquentation de son festival estival dans les arènes. " Depuis quelques années, TF1 vient à Nîmes pour la "Chanson de l’Année". En 2018, la chaîne a également organisé "Le plus grand bal de France". Pour le festival de Nîmes, la programmation est toujours très variée et peut plaire au plus grand nombre. Sur les 42 festivals français, Nîmes fait partie du top 3 grâce aux 158 000 spectateurs ", explique Frédéric Pastor, adjoint aux festivité et à la tauromachie.

Et l'élu de reprendre sur l'autre aspect de sa délégation : " nous sommes encore sous l’émotion de la feria mais nul ne peut contester la place de Nîmes sur l’échiquier taurin offrant ainsi une belle et large visibilité de la ville dans ce domaine. La saison n’est pas finie puisqu'il reste la finale du Trophée des As mais nous sommes déjà à 73 000 spectateurs et nous espérons arriver à 82 000. La courbe semble s’inverser et repartir dans le bon sens. Les arènes sont pleines et nous nous en réjouissons ! La politique culturelle et festive est très dynamique et les chiffres le démontrent clairement. Des "Grands jeux romains" à la feria des Vendanges en passant par le festival et les "Jeudis de Nîmes", tout a été parfait. " À Pentecôte, par exemple, Nîmes a accueilli plus d'un million de visiteurs selon de savants et consciencieux calculs.

Jeudis de Nîmes (Photo : Archives 2014 Tony Duret / Objectif Gard

Des ouvertures plus tardives pour les "Jeudis de Nîmes" ?

Ah, les Jeudis de Nîmes, les fameux Jeudis... parlons en ! Cette saison 2018 aura été excellente. De la chaleur, du beau temps, des belles nuits mais finalement un travail à poursuivre auprès des commerçants pour qu'ils ouvrent leurs échoppes plus tardivement. " Il me semble que les commerçants sont contents ! L’idée des Jeudis était de faire venir les vacanciers des plages en ville. Les commerçants commencent à s’approprier cela, c’est une réussite. Cette année nous avons couplé les Jeudis avec la nouvelle version de la grande braderie. Cet hiver nous allons rééditer la braderie en la couplant avec la nocturne des étaliers. Nous allons continuer. Nous essayons des choses mais c’est dur… On ne désespère pas mais il faudrait que les commerçants adoptent des ouvertures plus tardives ", affirme Sophie Roulle, adjoint à la redynamisation du centre-ville.

Franck Proust a lui aussi son idée sur la question. " Il nous faut mener un travail de profondeur avec les commerçants. Les "Jeudis de Nîmes" ont un quart de siècle. Pour les restaurateurs et les cafés tout fonctionne mais les autres commerces devraient ouvrir plus longtemps. On a plus de chance de vendre un produit quand le magasin est ouvert ! Je reste sur l’exemple de la feria de Pentecôte où, durant trois jours importants, j’ai vu de nombreux commerçants fermés. C’est dommage. La Ville ne peut pas tout. Le commerce évolue et il faut avoir une réflexion pour optimiser les retombées économiques. "

Voici ce à quoi ressemblera la Coupole après les travaux (Photo : DR)

Le Tour de France de retour ?

Le stationnement va lui aussi évoluer. Si le Conseil municipal le vote, dès le 1er octobre, il y aura deux heures de gratuité dans tous les parkings sous-terrain hormis celui de la gare, trop excentré. À partir du samedi midi et en stationnement aérien, il y aura la gratuité totale ! Tout cela coûte cher mais le maire a suivi les volontés des commerçants.

Enfin, dernier point noir du coeur de la cité, le centre commercial de La Coupole. Géré par Aviva, le site est en chantier depuis des lustres, accuse un taux de vacances de 30% minimum et jette un voile sur les autres excellents chiffres de la cité. " Aviva nous a fait des promesses. Deux enseignes vont s’installer, Pizza Hut et Maxi Bazar. Aviva a aussi promis que les deux angles de la façade seraient terminés d’ici la fin du mois de septembre. Mais c’est compliqué d’avoir un lien avec La Coupole… ", annonce Sophie Roulle.

Dernière annonce, le Tour de France devrait installer sa caravane à Nîmes en 2019. On aura la réponse en octobre mais la cité des Antonin pourrait bien recevoir le Tour durant deux ou trois jours... Affaire à suivre !

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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1 commentaire sur “FAIT DU JOUR Nîmes renforce son avenir touristique”

  1. De bonnes nouvelles. C’est vrai que les commerçants attendent’trop de la mairie qui ne peut rien contre les’ changements des habitudes de consommation. Les commercants doivent s’y adapter et proposer des
    Choses différentes, être à l’initiative de nouvelles propositions. Dans ce bas monde tout ce qui ne change pas ou n’en s’adapte pas disparaît, cela vaut la
    Même chose pour les commerçants.
    Je suis toujours ébahi de voir les commerces fermés à double tour quand il y a du monde en ville (feria, jeudi de nimes, tour de france, jeux romains ou autres attractions).
    Dasn toutes les grandes zones touristiques les commerces son rouvert quand les gens sont là. C’est du BA Ba.

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