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NÎMES MÉTROPOLE L’Aspic veut « donner du souffle » à la réflexion

L’Association pour les initiatives collectives de Nîmes métropole (ASPIC) a livré sa vision sur la politique des transports de l’Agglo.

Hier, en conférence de presse à la Grande bourse de Nîmes. Au premier plan : André Bruston, président de l'ASPIC (Photo : Coralie Mollaret)

C’est l’une des premières et plus importantes compétences de l’Agglo nîmoise. Le 8 octobre, les élus communautaires sont appelés à entériner le choix du prochain gestionnaire des transports en commun.

Il s’agit de la société Transdev, désignée par l’exécutif pour succéder à Kéolis. L’année dernière, Nîmes métropole avait rompu son contrat de façon anticipée, au prétexte qu’elle ne pouvait en l’état pas financer les investissements de la ligne 2 du TCSP (Transport collectif en site propre).

La question des transports intéresse particulièrement l’ASPIC. Une association présidée par André Bruston, retraité du service urbanisme du ministre de la Ville. Pour lui : « les obligations légales que sont les plans locaux de l'habitat ou d'urbanisme ne garantissent pas une réflexion globale et cohérente sur la question des déplacements urbains. » En clair, « depuis plusieurs années, nous traitons le transport de façon isolée sans cohérence d’ensemble. »

Éviter les erreurs du passé 

L’association en veut pour preuve la ligne 1 du TSCP « qui n’était pas une priorité. Elle a été réalisée pour des raisons électorales. » Comprenez les élections municipales nîmoises de 2014. Un avis partagé même par le vice-président aux transports, William Portal ! Aussi, la première ligne « ne dessert pas la gare de Nîmes, ni ne descend (pour l’instant) à Caissargues alors qu’il s’agit de transports qui doivent être pensés à l’échelle de l’agglomération. »

Les choix politiques de la majorité de la Droite et du Centre ne sont pas du goût de l’ASPIC. S’ils ne sont pas aux manettes, ces militants n’en restent pas moins « des contribuables », soucieux de l’utilisation de l'argent public. Pour eux, la ligne T2 n’a pas le droit à l’erreur. Le problème, c’est qu’ils en voient déjà des erreurs, comme l'abandon du tram au profit d'un bus, l’insuffisance des parkings relais ou carrément leur absence « au niveau de la route d’Alès (RN 106) alors que le trafic est très important.»

Autre inquiétude : la ligne 2 ne desservira pas les villages de la Vaunage, s'arrêtant à Paloma. « Elle reste à l’intérieur de Nîmes, comme la T1. » Toutefois l’association peut se satisfaire : les travaux de l'extension de ligne 1 du TCSP au sud de Caissargues commenceront l'année prochaine.  « C’est bien. Mais vous voyez, ici on pense le transport au coup par coup, sans réflexion globale », conclut André Bruston, souhaitant par sa contribution « redonner du souffle à la réflexion. »

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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1 commentaire sur “NÎMES MÉTROPOLE L’Aspic veut « donner du souffle » à la réflexion”

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