ActualitésSociété

NÎMES Au jour le jour, à la nuit la nuit…

Une maman d'élève de la calandreta Aimat Serre organise une projection-débat au Sémaphore en présence d'Anaëlle Godard, la réalisatrice du film.

C’est parce qu’elle a voulu agir et sensibiliser un maximum de professionnels de son secteur, étudiants comme professionnels, professeurs et même parents d’élèves, qu’Alexandra Coussieu Martinez, soutenue par Serge Vannière, président de l’UNAFAM du Gard, accueille Anaëlle Godard et son film " Au jour le jour, à la nuit la nuit " qui sera diffusé le 16 octobre à 18h30 au cinéma Le Sémaphore.

Cette réalisatrice de films documentaires est issue de la crèche de La Borde et voulait montrer ce monde exceptionnel où elle a eu la chance de grandir et le temps de le faire. Un débat en partenariat avec les CEMEA, les éditions du Champ social et l’équipe pédagogique de la calandreta aura lieu à l’issue de la projection, afin de faire prendre conscience qu’un monde plus humain est possible.

Imaginez une clinique psychiatrique où les portes ne seraient pas fermées. Un endroit où l’équipe médicale ne porterait pas de blouse blanche et où il serait donc impossible de savoir qui est le soignant et qui est le pensionnaire. Imaginez enfin que ce lieu soit tellement plein de vie, qu’on y ouvrirait une crèche ! Incroyable ? Non, car ce lieu existe bel et bien.

(Photo illustration : Thierry Allard / Objectif Gard)

A l’ère des réglementations toujours plus strictes et d’une gestion toujours plus rentabilisée de l’humain, la clinique de La Borde est une exception. Née en 1953 grâce au docteur Jean Oury et son concept de " psychothérapie institutionnelle ", la clinique dispose de 107 lits et 30 places d’hébergement de jour sur un parc de plusieurs hectares. Les personnes hospitalisées le sont volontairement.

Aucun lieu de soins n’est fermé et la clinique est un espace où l’on peut circuler. La prise en charge des espaces de vie quotidienne est l’affaire de tous. " L’un des concepts de base de cet endroit, c’est de considérer que soignants et pensionnaires créent un tout : si l’institution est malade, personne ne peut être soigné. Cela pose d’emblée les conditions d’accueil et de soins pour tous. Ce lieu de vie/lieu de soins permet à chacun de s’inscrire dans des espaces de la vie quotidienne -à la base d’une possible réhabilitation sociale ", raconte Alexandra Coussieu Martinez.

" psychothérapie institutionnelle " et " pédagogie institutionnelle "

Cette Nîmoise, éducatrice spécialisée dans le handicap psychique de l’adulte et formatrice, est revenue de sa première visite à la clinique de La Borde avec l’envie de partager cette expérience humaine. Si Alexandra a eu la chance de découvrir cet endroit, c’est aussi parce qu’elle est maman d’élève à la calandreta Aimat Serre et que l’équipe pédagogique de cette école bilingue occitane suit assidûment les travaux de la clinique de La Borde.

Parce qu’en même temps que la " psychothérapie institutionnelle ", est née la " pédagogie institutionnelle " dont s’inspire l’équipe pédagogique de la calandreta (prise en compte de la parole de l’enfant, conseils de classe entre élèves, moments privilégiés d’écoute et de partage).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité