A la uneActualitésSociété

FAIT DU JOUR L’oignon doux des Cévennes, histoires naturelles

Les oignons doux, sensations et sélection (Photo Anthony Maurin).

L’oignon doux des Cévennes est une des nombreuses pépites gastronomiques que le Gard possède.

Cultivé dans les hauteurs cévenoles, ce condiment ne se résume pas à cette simple appellation. Son histoire est belle, son goût est bon et ses valeurs sont celles de la convivialité et du partage. Heureusement que les moines bénédictins sont arrivés dans les Cévennes au XIIe siècle. Ils ont bâti les premières terrasses à flanc de montagne pour multiplier les surfaces cultivables.

Avec eux, la culture du seigle, après eux, celle du châtaignier pour la faim puis celle du mûrier pour la soie. Formalisée au XIXe siècle, mais cela fait 800 ans que ça dure au vu des textes qui évoquent le paiement de la dîme en nature, c’est la culture de l’oignon doux pardi !

La coopérative Origine Cévennes (Photo Anthony Maurin).

Classé en Appellation d’origine contrôlée (AOC), l’oignon doux des Cévennes est également protégé. La récolte se fait jusqu’à début septembre mais avant de récolter, il faut choyer et chouchouter ce doucereux et délicieux diamant.

Les semis se font début mars et représentent environ 10 % de la totalité des surfaces exploitées. Arrachés en mai, les jeunes pousses sont repiqués le jour-même à l’aide d’une binette et au creux d’une petite et moelleuse tranchée. L’oignon y est déposé avec un mélange de délicatesse et de tendresse. En juin et juillet, on arrose la belle plante avant son l’arrachage qui a lieu en août.

Jérôme Daumet, producteur, explique le déroulé de la saisonnalité des oignons doux des Cévennes (Photo Anthony Maurin).

Une fois ôté de sa bonne terre schisteuse, on enlève à l’oignon les habits qu’il a en trop. Fane, pelure disgracieuse et autres détails défaillants sont l’essence de cette sélection minutieuse. On le sèche et on le prépare une nouvelle fois à la main. 50 kg à l’heure et par personne, c’est le rendement d’un bon travailleur qui sévit lors de cette charnière temporelle d’importance.

« On passe tout l’hiver à préparer le produit pour avoir une qualité haut de gamme. On voit les maladies. On coupe la racine et on regarde l’habillage. On calibre. Grâce à cela, nous établissons plusieurs catégories », note Jérôme Daumet, un producteur passionné qui ne veut que le meilleur pour son joyau. L’extra, la catégorie premium, mais aussi le vrac qui a des oignons un peu fendus ou moins jolis à regarder (mais pas à manger) et pour finir, le second choix.

La recette parfaite ? (Photo Anthony Maurin).

La récolte 2018 sera moyenne en quantité mais bonne en qualité. Environ 2 000 tonnes d’oignons seront mises à la vente, loin des 2 700 de l’année record (2017). Les prix devraient être corrects mais n’allez pas vous imaginer que vous verrez des oignons doux jusqu’en avril… Les producteurs devraient être en rupture de stock en février.

En fait et si vous les achetez à temps, vous pourrez les conserver d’une année sur l’autre en les mettant dans un lieu froid, sec et ventilé. Au passage en caisse, sur place, l’oignon doux coûte environ 2,5 euros le kilo selon le calibre et la qualité.

Le nouveau logo des oignons doux des Cévennes (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité