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FAIT DU JOUR Nîmes Olympique : ça valait le coup d’attendre !

Le Nîmes Olympique s'est imposé après neuf matches sans victoire, qui plus est en gagnant 4-0 sur la pelouse de Dijon.

Denis Bouanga, félicité par ses coéquipiers après le premier but (maxppp)

Les Crocos n'avaient inscrit qu'un seul but en 505 minutes. Hier soir, ils en ont marqué quatre en 90 minutes, brisant ainsi une série de neuf matches sans succès et remontant du coup à la 12e place de la Ligue 1. Un championnat que désormais les Crocos ont apprivoisé. 

La musique dans les vestiaires, après la rencontre, avec Sada Thioub qui se muait en DJ : "ce soir c'était moi mais ça tourne. J'ai mis du Rap US, de l'Afro, des sons qui bougent !". Des longues minutes à savourer avant de regagner le bus, le temps plus long pris pour sortir des vestiaires, les sourires du staff, des joueurs... Oui, le parfum de la victoire sentait très fort dans les couloirs du stade Gaston-Gérard.

Une victoire amplement méritée, obtenue avec la manière et quatre buts marqués. "On a retrouvé une certaine efficacité offensive. Ils nous ont aidé sur le premier but bien évidemment. Ça a peut-être tout déclenché derrière. Quand on mène au score, ça laisse plus d'espace", analysait le coach Bernard Blaquart. Cette bourde du gardien dijonnais Runarsson a mis les Crocos sur de bons rails dès la 5e minute de jeu, c'est vrai. Mais par la suite, c'est le talent qui a parlé. Onze tirs, six cadrés, quatre buts : le ratio est plutôt bon ! "On avait dit qu’il fallait qu’on soit concentré toute la partie, que l’on recherche le geste juste. On s’est créé des occasions, sans savoir pourquoi, ça s'est enclenché", précisait le coach. Le message est entendu et on oublie les 37 tirs tentés au total contre Lyon et Saint-Étienne pour un seul but inscrit.

Plus rageant encore pour les Dijonnais, ce sont eux qui ont dominé la partie en terme de possession du ballon et du nombre de tirs obtenus (23 contre 11). "C'était un match un peu bizarre. Parfois les équipes ont manqué de maîtrise. C'était compliqué dans le jeu offensif. Personne n'a pris le dessus sur l’autre", confiait le technicien gardois. Un sentiment confirmé par le milieu de terrain Théo Valls, qui a fourni beaucoup d'efforts : "c'était un match difficile paradoxalement au score. On a souffert. Nos individualités ont fait la différence. D'habitude on tire beaucoup, on n'est pas récompensé. Ç'a été l'inverse ce soir !". Les Crocos ont aussi tenu bon en défense et repartent de Bourgogne avec un clean sheet. "C'est le premier match qu’on gagne sans prendre de buts !", savourait Bernard Blaquart. Une copie rendue parfaite qu'il faudra reproduire.

Un match référence ?

La joie dans les vestiaires est en tout cas de référence (photo Yoann Galiotto)

C'est une expression que l'on adore employer dans le football. Le match référence, celui dont on doit s'inspirer pour la suite de la saison. Celui dont le coach va se servir de ce qui a été bien fait pour alimenter ses prochaines causeries d'avant-match. "Avec cette victoire, c'est sûr c'est un match référence !", lâchait sans hésitation Sada Thioub. Un terme rapidement acquiescé par son compère Denis Bouanga. Théo Valls est lui plus tempéré : "au niveau du score, oui. La manière je ne sais pas, faudra qu'on regarde les images. Sur le terrain on a l'impression d'avoir beaucoup défendu." Très attaché au contenu, à la performance, au-delà du résultat, son entraîneur n'a à aucun moment employé l'expression. Ce dernier a évoqué de la confiance pour la suite des événements.

Bouanga et Savanier au top

Denis Bouanga a inscrit un doublé face à Dijon. Ici, à la conclusion du troisième but nîmois (photo maxppp)

Malgré une victoire collective, deux individualités se sont dégagées. La première c'est le milieu gauche, Denis Bouanga, auteur d'un doublé et qui a réalisé une prestation similaire à celle face à Marseille où il avait déjà marqué. "Ma blessure m'a coupé dans mon élan (poignet). Au fil du temps, j'espère être tout le temps au top et aider l'équipe", commentait l'intéressé. Un potentiel à exploiter qui peut encore s'améliorer, selon son entraîneur: "Denis c’est de la bombe, de la dynamite. Faut qu’il progresse dans plusieurs domaines, comme ses courses. Il a tellement de qualité de vitesse, de technique. Il a tout pour faire un grand joueur." 

Un autre joueur dont l'absence avait été remarquée, par ailleurs que son coach n'a pas encore digéré, a énormément pesé hier soir : Téji Savanier. Auteur d'un somptueux coup franc, passeur décisif pour Bouanga et impliqué dans le dernier but, à la baguette sur le corner. On ne va pas parler de "Savanier dépendance", mais le numéro 11 est primordial dans l'organisation du jeu nîmois. "Il est important. On a pris aussi des points sans lui, mais je préfère qu’il soit là. C’est un joueur qui a un tel plaisir à jouer au football, à s’entraîner, au-delà de son talent !", résumait avec passion son coach.

Cette victoire face à un concurrent direct pour le maintien permet à Nîmes d'atteindre les quatorze points et de gagner provisoirement quatre places. "La 12e place, c'est bien, c'est génial ! Si on pouvait y rester longtemps, ça serait bien. On est heureux parce qu'avant d'attaquer ce championnat, on ne savait pas si on allait pouvoir rivaliser. Même avec les équipes de bas de tableau. Aujourd'hui on en est capable. On se prépare à batailler tout au long de l'année pour se maintenir. On a montré que l'on avait notre place en Ligue 1 !", concluait Bernard Blaquart. Il faudra de nouveau le montrer samedi prochain aux Costières, face à Nice.

Corentin Corger

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