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AGGLO SPHÈRE Nîmes métropole à la chasse au gaspi

Depuis la fin de l'État providence version Second Empire, les collectivités territoriales se sont lancées dans une course effrénée au gaspillage afin de réaliser des économies. Dans le Gard, la communauté d'Agglo nîmoise montre la voie...

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Depuis 2014, le Conseil communautaire a pris une batterie de dispositions afin de réaliser des économies substantielles (Photo : archives Anthony Maurin/Objectif Gard)

Comptable des deniers publics, la communauté d'agglomération de Nîmes métropole s'est astreinte à faire des économies dans tous ses domaines de compétences. Et les résultats des initiatives mises en place n'ont pas tardé à faire leur effet.

Qu'elles concernent l'abaissement de 25 % de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) mise en place en 2016 (passée de 14,25 à 10,71) et son homogénéisation étendue à 38 des 39 communes de l'Agglo conduite entre 2015 et 2019, la baisse de 1 000 euros à 360 euros des frais de raccordement au réseau de fibre optique dédié aux entreprises, Gecko, actée en 2015, la baisse du prix de l'eau de 5% en février dernier, le net recul du coût des transports publics au mois d'octobre de cette année (N.B. : Pass annuel "Etudes" à -20,40%, Pass annuel "Solidarité" à -24%) ou le renoncement à l'instauration de la taxe GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations), les économies réalisées par la communauté urbaine se comptent en millions d'euros et profitent directement ou indirectement aux administrés.

Le gros chantier en cours pour l'Agglo nîmoise est celui concernant la délégation de service public dévolue pour l'eau à la SAUR mais qui arrivera à son terme en 2019. Cette dernière pourrait être placé sous la responsabilité d’un nouvel opérateur en fonction du résultat à venir de la consultation actuellement en cours. Quoi qu'il en soit, là encore, qu'elles soient sonnantes et trébuchantes ou liquides sous forme d'eau acheminée jusqu'aux robinets, des économies drastiques seront réalisées à l'instar de ce qui s'est fait jour dans le domaine du transport.

Et si l'on prend justement pour exemple le volet transport, à cahier des charges égal et pour un meilleur service, ce sont carrément 10 millions d'euros qui resteront désormais chaque année dans le bas de laine de la collectivité après le changement d'opérateur et le choix de Transdev en lieu et place de Kéolis.

Une manne non négligeable qui permettra la réalisation d'autres projets structurants pour une entité plus que jamais désireuse de mener une politique de gestion de bon père de famille sans pour autant négliger d’investir pour le développement et l'attractivité du territoire et pour son avenir...

Etiquette

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société...

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2 réactions sur “AGGLO SPHÈRE Nîmes métropole à la chasse au gaspi”

  1. Gestion de père de famille !!!!! A la fin du mandat, M. Lachaud laissera un demi-milliard d’encours de crédit. Qu’en aurait-il été s’il n’avait pas géré en bon père de famille.

    La politique des économies faites sur chaque poste ne suffira pas à faire passer l’Agglo sous la barre fatidique des 12 années d’épargne. Il faudra donc renoncer à finir certains équipements équipements ( T2 ? ), ou bien augmenter les impôts…. Mais ça, ce sera après les inaugurations, et surtout après les élections…

    La gestion de bon père de famille eut sans doute commandé de ne lancer que les investissements indispensables ou immédiatement rentables…. Et on est loin du compte.

  2. Il y a dans cet article plusieurs éléments de méconnaissance du sujet de l’eau.
    Contrairement au budget des transports, le budget de l’eau et de l’assainissement est payé par la seule facture des usagers (l’eau paye l’eau). Il n’y a pas comme dans le budget transport de « subvention » d’équilibre payée par l’agglomération. Si économies il y a, elles ne doivent servir qu’à baisser le prix de l’eau ou à investir dans les réseaux pour éviter les fuites collosales sur Nîmes notamment…cela ne servira pas à d’autres projets sur l’agglomération.
    Par ailleurs, réaliser 3 Millions d’euros d’économies sur ce budget, qui hors taxe représente 10M d’euros, comme le prétend Yvan Lachaud, est une preuve, s’il en était encore besoin, que la SAUR se « gave grave ».
    Il n’est en effet pas possible de réduire les prestations (on coupe l’eau?) comme sur les transports (réduction des km parcourus).
    Quant à parler sur le dossier de l’eau de gestion en bon père de famille … On se repasse un petit coup de Cash Investigations ?

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