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NÎMES « Carré mots » à lire et à voir à Carémeau

Une photo exposée dans le halle de Carémeau pour Carré Mots (Photo Anthony Maurin).

Dans le cadre du festival Tout simplement hip-hop, l'exposition Carré mots est à voir mais aussi à lire dans le hall d'entrée du CHU de Nîmes Carémeau, d'où le bon jeu de mots. Un carré pour ne pas tourner en rond et des mots pour éviter les maux.

C'est d'un vaste projet culture/santé en partenariat avec le CHU Carémeau qu'est sortie cette exposition. L’association Da Storm, grande habituée et première à valoriser les cultures urbaines en les partageant et de les faisant découvrir au plus grand nombre sévit une nouvelle fois dans un lieu atypique mais primordial.

Carré Mots est à voir à Carméeau, le CHU de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Da Storm a organisé des ateliers d’écriture animés par Ryo Da Storm chaque mercredi au sein du service pédiatrie de l’hôpital de Nîmes. Le projet " Carré Mots " proposait ainsi aux enfants hospitalisés un moment d’échange et d’expression, un instant d'évasion imaginaire mais salvatrice afin de s’évader de la réalité hospitalière.

Ces ateliers ont conduit à la création de l'exposition visible dans le hall d'accueil du CHUN où se mêlent textes écrits par les enfants et photographies réalisées par Patricia Martinez Aka Oz, en lien avec la thématique et les textes. DRAC et ARS Occitanie soutiennent l'événement.

(Photo Anthony Maurin).

L'accrochage, comme toujours dans ce hall, est à contre-jour mais le sujet est clairement mis en lumière. On peut y voir des clichés réussis et des textes, souvent écris sur le vif et dont les sentiments débordent d'humanité et d'espérance désespérée. Les témoignages s'enchaînent pour créer un lien infini, une image mouvante de l'esprit bloqué dans un corps meurtri.

On y lit les écrits d'Amina, de Ryo forcément mais aussi de Sophie, Andréa, Juliette, Ambre, Ysaure, Marvin, Imane, Camille, Kévin, Hélène, Khillian et Adel, une longue et douce litanie qui a pour visée l'émotion, la sensation d'un réel qui nous échappe, d'une lutte sans nom. Le courage est omniprésent mais il côtoie la futilité, le voyage, la fatigue, l'envie, la douleur, le sourire, le rire et le fou rire. La vérité, le dessin, dieu, la peur, le stress, la pudeur mais aussi les pleurs. Sans écrits, nul souvenir, sans photo nulle mémoire.

Textes et photos se mêlent pour que les visiteurs comprennent la vie d'une personnes hospitalisée (Photo Anthony Maurin).

Une véritable leçon de vie visible dans un lieu qui a tous les droits sur la question. Réalisée avec tact et douceur, cette exposition mettra certainement quelques sourires sur les visages fatigués des principaux intéressés et des visiteurs qui jetteront un œil, même rapide, sur les panneaux affichés.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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