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PETITE CAMARGUE L’essentiel du conseil communautaire du 7 novembre

Présentation du PETR Vidourle Camargue, incivisme et le constat d'une misère qui gagne du terrain

CCPC Conseil communautaire

Ce conseil communautaire de Petite Camargue qui regroupe les communes de Beauvoisin, Aimargues, Aubord, le Cailar et Vauvert s'est déroulé dans un calme quasi absolu certainement dû à un ordre du jour plutôt technique dont le moment fort a été la présentation du PETR par son président.

Quid du PETR ? La première partie de conseil était consacrée à la présentation du  PETR  (Pôle d'équilibre Territorial et rural ) Vidourle Camargue par son président Pierre Martinez. L'occasion de rappeler que cette structure partenariale crée le 26 décembre 2017, fédère les communautés de communes Petite Camargue, Pays de Sommières, Rhôny Vistre Vidourle et de Terre de Camargue et travaille, par convention, en étroite collaboration avec la communauté de communes du Pays de Lunel.

Le budget du PETR Vidourle Camargue provient des cotisations des communautés de communes (1,5 euro par habitant) et de subventions de la région Occitanie, des départements du Gard et de l'Hérault et ainsi que celles de l'Europe. Le PETR Vidourle Camargue dispose de sa charte de développement et de schémas thématiques (tourisme, plan de développement Leader..) qui définissent les objectifs prioritaires du territoire à l'horizon 2020. Ces grands objectifs se transforment en actions très concrètes qui sont portées soit par les communautés de communes, soit directement par le PETR. Chaque année, un contrat est signé avec la Région, le Département et l’État qui détermine le montant des financements accordés par ces collectivités à chacun des projets soutenus.

Logement social. Était soumise au vote, l'adoption du document cadre des orientations stratégiques de la conférence intercommunale du logement (CIL) en matière d'attribution de logement sociaux. Un sujet sensible, pour les maires, surpris de la finesses des données fournies dans ce document, qui apporte des éléments précis sur le niveau social, le taux d’activité, la qualité du logement dans la Communauté de communes ainsi que des données utiles sur la population. Suite à la Loi Allur, les communauté de communes ont été obligées de s’engager dans l’attribution de logements sociaux, elles ont compétence et obligation de mettre en place la CIL. Elles doivent donc quantifier aux partenaires, bailleurs sociaux… les orientations en matière de politique d’attribution des logements, qui sont quantifiées par la Loi.

Un constat qui s'impose. Dans le département, il y a une forte demande de logement insatisfaite et le territoire de la CCPC n’est pas épargné par la misère. Il doit d’accueillir 20000 personnes d’ici 2030 selon le Scot (document d'urbanisme français qui détermine, à l’échelle de plusieurs communes ou groupements de communes, un projet de territoire visant à mettre en cohérence l'ensemble des politiques notamment en matière d’habitat, de mobilité, d’aménagement commercial, d’environnement et de paysage..). D'où la nécessité pour la CCPC d'avoir collectivement une solidarité, une capacité à gérer les difficultés de ses concitoyens, d'avoir une vue à plus long terme et d'organiser le territoire de manière plus solidaire. Le rapport permet à la fois de constater une progression de la misère et, le vrai besoin de logement sociaux qui en découle. D'où l'intérêt d'approuver ce document à l'élaboration duquel les communes ont participé et à partager le diagnostic qui permet de mieux connaître le territoire.

Gestion des déchets : que faire face au manque de civisme ? L'approbation de la signature d'une convention avec les étudiants du master Ingénierie et Gestion des projets environnementaux pour la réalisation du programme local de gestion des déchets ménagers et assimilés, l'occasion pour Jean Denat, maire de Vauvert, de soulever "le décalage entre la mauvaise gestion des déchets ménager de certains citoyens et la mission de recherche d’économie circulaire". "Je souhaite, at-il poursuivit, "que la convention avec les étudiants puisse à travers la communication environnement aborder ce sujet avec eux." Le manque de civisme de certains habitants des communes  est un problème récurrent qui a donné lieu à un échange entre Jean-Paul Franc, maire d'Aimargues et Jean Denat. Répression ? Communication ? Quelles solutions choisir pour régler le problème ? Aujourd'hui le travail des étudiants semble une piste à explorer…

 

Etiquette

Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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