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OAC Cédric Barbosa : « je ne me prive pas de boire mon petit verre, quand j’en ai envie »

Cédric Barbosa, lors du 4e tour de Coupe de France à l'AS Montarnaud, victoire 1-0 de l'OAC (photo Carine Palpacuer/OAC)

21 ans après y avoir été formé, Cédric Barbosa est revenu, en septembre, à l'Olympique Alès Cévennes. La veille du match du 7e tour de Coupe de France qui oppose l'OAC à Ajaccio (L2) le joueur de 42 ans, qui a disputé 331 matches de Ligue 1 avec entre autres Rennes et Montpellier, revient sur son retour dans le Gard et son secret de longévité. 

Objectif Gard : Qu'est ce qui vous a motivé à revenir à Alès cet été, votre club formateur de 1994 à 1997 ?

Cédric Barbosa : Au niveau familial, je me suis rapproché de la région. Après, j'ai pris la température au niveau du club parce que j'entendais dire des choses un peu négatives. J'ai appelé Jean-Marie (Pasqualetti, le directeur sportif, NDLR) pour avoir sa version, car lui il est à l'intérieur et je voulais savoir comment ça se passait réellement. De là, on a gardé contact, moi mes projets n'avançant pas là-haut (Annecy) on en est arrivé à évoquer la possibilité de revenir au club et ça c'est fait tranquillement, sans se précipiter. J'avais fait ma carrière. Quitte à jouer en Nationale 3, je ne me voyais pas jouer ailleurs que dans mon club formateur.

Vous pensez qu'à votre âge, 42 ans, vous auriez pu jouer encore en professionnel ?

Pourquoi pas ? Il y a des exemples qui le prouvent. Une fois que vous êtes dans le circuit. J'ai joué en pro jusqu'à 40 ans et par la force des choses parce que le club a coulé. Si le club n'avait pas coulé et que le club était resté en professionnel, j'y serai peut-être encore.

Avez-vous un secret pour expliquer cette longévité ?

Il n'y a pas de secret ! Il faut faire le plus attention possible à ce que vous faites en dehors du foot, tout simplement. Forcément, pour garder la ligne, être au meilleure de sa forme. Il y a quand même un minimum. Il faut avoir la volonté aussi. J'ai la chance, de nature, de ne pas prendre beaucoup de poids non plus, c'est important. Vous imaginez faire des entraînements à haute intensité, avec une surcharge. Ça va un moment et après ça se complique. Après, je ne me prive pas de boire mon canon, mon petit verre, quand j'en ai envie. Faire attention, ne veut pas dire se priver de tout. Ce sont les abus qui sont mauvais. Ça ne m'empêche pas non plus de manger ma pizza de temps en temps. 

"Ma reconversion, ça fait un petit moment que j'y pense"

On a l'impression que le foot c'est votre oxygène ?

C'est ma passion. J'ai la chance aujourd'hui encore de pouvoir faire ce que j'aime. Pourquoi m'en priver ? Si on m'en donne l'opportunité, ce serait dommage de ne pas en profiter. Il y a tellement de personnes qui aimeraient pouvoir vivre de leur passion. Moi j'ai encore la possibilité de pouvoir m'amuser, prendre du plaisir. C'est génial !

Du coup, vous n'avez pas de limites ?

Pourquoi se donner des limites ? Même dans la vie de tous les jours, il ne faut pas se mettre de limites. Il faut toujours aspirer à mieux. Le jour où ça devra arriver, je me poserai les bonnes questions et je prendrai les décisions qu'il faut. Aujourd'hui, faut profiter, essayer de prendre du plaisir, le reste on verra bien.

Après 25 ans, il y a la crainte que ça s'arrête ?

Bien sûr que l'on a peur, qu'on a pas envie que ça s'arrête. C'est aussi un facteur. On se pose des questions, faut préparer l'avenir. C'est sûr que ce n'est pas évident. Ma reconversion, ça fait un petit moment que j'y pense. Je m'y suis un peu moins attelé. Il va falloir que je m'y mette vite.

Entraîneur, ça vous plairait ?

Pour l'instant ce n'est pas ma priorité. Rester dans le foot j'aimerais bien. Le souci c'est que je n'ai pas encore décidé. J'y réfléchis car à un moment donné il faudra prendre une décision. Mais ça ne m'empêche pas d'avancer, de passer des diplômes pour avoir plusieurs cordes à mon arc.

"Chacun est motivé à jouer ce match-là, sinon j'y comprends plus rien"

Balle au pied, Cédric Barbosa, va tenter d'organiser le jeu alésien (photo Carine Palpacuer/OAC)

On va revenir au présent, comment ça se passe sur le terrain ?

Ça va de mieux en mieux. J'ai été arrêté pendant quasiment quatre mois de compétition. Mon dernier match remontait à fin mai. Je suis dans de bonnes dispositions pour retrouver ma forme. On a la chance d'avoir un staff compétent sur ce domaine là. Le groupe est assez sain, c'est un bon groupe.

Avec ce début de saison tonitruant (huit victoires, un nul), il y a une volonté de jouer la montée ?

Ça c'est votre rôle à vous les médias de commencer à dire qu'on veut monter. Il y a trois mois en arrière, quand le début de saison a commencé c'était la révolution au club. L'OAC s'est sauvé de justesse par rapport à des circonstances qui ne sont même pas sportives. Il y a eu un grand bouleversement dans le club : 10 à 12 départs, 10 arrivées avec un nouveau staff. Il y a trois mois, tout le monde disait  : où est-ce qu'ils vont ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Aujourd'hui, on commence à nous parler de montée. Prenons le temps de construire les choses. On a forcément une grosse marge de progression encore mais de là à dire que l'on va monter, c'est prématuré. On a pas mal de manques aussi. On verra bien au mois de février, mars, si on est toujours premiers avec neuf points d'avance, là vous me rappellerez et je vous dirai d'autres choses. Mais pour l'instant il ne faut pas s'enflammer.

Ce match du 7e tour de coupe de France face à Ajaccio, pensionnaire de Ligue 2, c'est une belle fête qui s'annonce ?

C'est important pour le club, la ville, les joueurs, qui pour certains, n'auront pas la possibilité de jouer contre des clubs professionnels. Tout le monde a envie de jouer, malheureusement il n'y en aura que 16 de sélectionnés. Pour ceux qui le seront, à eux de faire en sorte que les collègues aient une chance supplémentaire au tour prochain. Ça ne sera pas évident, on va jouer crânement notre chance. Comme on dit, la coupe de France c'est la fête du football donc savoir profiter de ce moment grandiose car il n'y en aura peut-être plus cette année. On va essayer de créer l'exploit. La motivation on a pas besoin d'aller la chercher. Chacun est motivé à jouer ce match-là, sinon j'y comprends plus rien.

Propos recueillis par Corentin Corger

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