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NÎMES Mobilisation contre la réforme des lycées professionnels

Une poignée de militants était rassemblée, ce midi, devant le lycée Frédéric Mistral à Nîmes.

Très faible mobilisation à Nîmes contre la réforme des lycées (photo Corentin Corger)

Ce mardi, est placé sous le signe d'une mobilisation nationale menée par la CGT Éduc'action contre la réforme des lycées professionnels. 

Ce midi, enseignants et étudiants réunis n'étaient qu'une petite dizaine devant le lycée Frédéric Mistral, pour dénoncer la réforme des lycées professionnels qui doit s'appliquer à la rentrée de septembre 2019. "C'est tout notre travail de socialisation qui est sabré. Les élèves ne sont pas ici que pour apprendre un métier et être salariés", reproche Sylvie Polinière, qui enseigne le Génie civil au lycée Mistral.

Dans cette transformation engagée par le gouvernement, cette réforme a pour ambition d'instaurer une meilleure articulation entre enseignements professionnels et enseignements généraux. CGT Éduc'action dénonce la réduction de neuf semaines de cours pour les élèves sur les trois ans du bac pro. Ce qui fait quatre heures en moins par semaine. Une volonté d'offrir une formation plus rapide. Autre point de discorde : un mélange des apprentis et des élèves de la filière classique dans certaines matières. "Cela veut dire que l'enseignant aura des semaines avec une classe pleine et d'autres avec seulement une moitié, quand les apprentis seront en entreprise. Ce n'est donc pas les mêmes techniques et puis ces élèves n'ont pas les mêmes besoins", poursuit la professeure.

2 600 emplois menacés

L'instauration de la classe de seconde comme une année de "détermination" avec la mise en place de regroupements de spécialités dans des familles de métiers est perçue, "comme une diminution du niveau de qualification", pour Matthieu Brabant, secrétaire académique de la CGT. En clair, les enseignants s'élèvent contre la diminution progressive du cursus professionnel et estime que trois ans sont nécessaires pour obtenir un bac pro.

Pour eux, la baisse de qualification du diplôme va entraîner à terme une baisse de salaire. Mais surtout, le syndicaliste gardois s'inquiète au niveau de la disparition de postes : "avec cette réforme, ce sont 2 600 emplois qui vont être supprimés !". L'objectif de la mobilisation aujourd'hui était de sensibiliser. Peu d'étudiants présents mais d'autres journées d'action sont prévues.

Corentin Corger

 

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