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NÎMES La Ville baisse la taxe foncière, une première depuis 2002

Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, Pascal Gourdel, adjoint aux finances et Christophe Madalle, directeur général des services ont présenté le budget 2019.

Les armoiries de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Une première qui va soulager des milliers de foyers à Nîmes. On le sait, la cité des Antonin avait l'image de la ville la plus endettée de France et celle où la taxe foncière comptait parmi les plus élevées du pays.

Les choses changent-elles ? La scission entre Les Républicains et le groupe Centriste y est-elle pour quelque chose ? La grogne des gilets jaunes ? Un sursaut de générosité à l'approche des fêtes ? "En début d'année j'ai demandé aux équipes de travailler sur le sujet car nous voulions envoyer un message fort, affirme le maire, Jean-Paul Fournier. Jusque ici nous avions été contraints par la rigueur, maintenant nous pouvons nous permettre de faire baisser la taxe foncière des Nîmois. Nous voyons le ras-le-bol exprimé sur la fiscalité et la taxation en général et nous n'oublions pas les Nîmois ! "

Trois axes et une envie

"C'est un budget sincère, sérieux, équilibré et qui assume les grands axes politiques fixés en début de mandat " ajoute Pascal Gourdel. Reposant sur trois axes forts, le budget 2019 assure le cap financier de la Ville. " Nous voulons poursuivre l'effort de maîtrise des charges de fonctionnement, maintenir un haut niveau d'investissement et continuer le désendettement de Nîmes ", brosse l'adjoint aux finances.

Pascal Gourdel, Jean-Paul Fournier et Christophe Madalle (Photo Anthony Maurin).

Les charges évoluent peu et semblent maîtrisées malgré les baisses de dotations de l'État, la diminution de plus de six millions d'euros des attributions de compensation (Gemapi) versés par Nîmes métropole et le non reversement de 400 000 euros par an concernant le transfert des Zones d'activité économique. Côté gains, les 700 000 euros économisés par la Ville dans le cadre du nouveau calcul des subventions attribuées au service départemental d'incendie et de secours. Impôts et taxes restent naturellement le premier poste des recettes.

La taxe foncière baissera de 8%

La rénovation d'une partie de la voirie de Nîmes et ses aménagements absorberont une grande partie de l'investissement avec 22 millions injectés dont 11 pour la seule voirie. Le projet réalisé en collaboration avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a un nouveau budget annexe et est doté près de 12 millions. Les services généraux et la cultures sont quant à eux à sept millions chacun quand le sport, la jeunesse, l'éducation, la santé, les interventions sociales et la sécurité se partagent dix millions d'euros. Le budget investissement du projet Cadereau frôlera les quatre millions ce qui porte la totalité de l'investissement de Nîmes à 64 millions d'euros en 2019... si le budget voté est adopté par le conseil municipal du 15 décembre prochain.

Pascal Gourdel, Jean-Paul Fournier et Christophe Madalle (Photo Anthony Maurin).

La Ville poursuit son travail sur le désendettement, enjeu crucial des finances de demain. Depuis 2002 et son premier budget, la municipalité Fournier assure qu'elle gagnera cette bataille. Elle est sur le point de remplir son engagement en faisant passer la Ville à moins de 200 millions d'euros (contre 223 en 2008). Pour 2019, Nîmes affichera un taux moyen de sa dette à 2,88 % avec une durée moyenne de six ans et 11 mois. La Ville emprunte moins qu'elle ne rembourse. " Les collectivités ont l'habitude d'être à 11 ans ! C'est notre choix politique, personne ne nous dicte notre mode de fonctionnement ! ", rappelle Pascal Gourdel.

Depuis 2016 et la baisse de 6,6 millions d'euros par an de la taxe (ou redevance) d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM), place maintenant à la baisse inespérée de la taxe foncière. Le produit des impôts rapporte 47 % des recettes de fonctionnement du budget de la Ville. L'État s'est chargé de la taxe d'habitation, le maire devait s'occuper de la taxe foncière. Son taux était resté pourtant inchangé depuis 17 ans, il baissera de 2,5 points sur le bâti l'an prochain. Une telle baisse impose un changement de classification... Nîmes deviendra en 2019 la 11e ville de plus de 100 000 habitants en France alors qu'elle était la 4e en 2018.

Pascal Gourdel, Jean-Paul Fournier et Christophe Madalle (Photo Anthony Maurin).

Pour le maire Jean-Paul Fournier, " nous faisons cela pour le pouvoir d'achat de nos concitoyens. La baisse de 8 % nous prive cinq millions d'euros de recettes, mais il fallait le faire. Nous sommes une des rares communes à le faire et nous n'avions pas touché au taux des trois taxes depuis 2001. Avec de la rigueur, nous avons pu le faire ". Conjuguée à la baisse de la TEOM, on parle d'une économie de 11 millions d'euros pour les Nîmois.

L'hôtel de ville de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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