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NÎMES Que mangent nos enfants à la cantine ?

La directrice municipale du service restauration, Anne-Sylvie Charmasson : « l’entreprise SHCB s’engage sur un prix fixe vis-à-vis de l’agriculture entre le moment où il va mettre en culture son produit et le moment où il le livre à la cuisine centrale » (Photo : Coralie Mollaret)

Accompagné du président de la Chambre d'agriculture, Dominique Granier, ce matin, le maire, Jean-Paul Fournier, a visité la cuisine centrale de Nîmes qui prépare chaque jour les repas de 7 500 écoliers nîmois.

Dans beaucoup de communes en charge des écoles primaires, les repas sont préparés par des entreprises privées. Comme d’autres services publics, la collectivité délègue.

Un service jadis assuré par Sodexo mais pour lequel la municipalité nîmoise a choisi depuis deux ans, l’entreprise SHCB pour nourrir les 7 500 écoliers demi-pensionnaires. « Les familles nous font un retour positif. D’ailleurs, le nombre d’inscription est en progression », assure Valérie Gardeur-Bancel, adjointe au maire en charge de l’enseignement.

900 kg de légumes préparés sur place

Ce matin, le maire a visité la cuisine centrale aux côtés de la directrice municipale du service restauration, Anne-Sylvie Charmasson, et du président de la Chambre d’Agriculture, Dominique Granier. Muni d’une charlotte et d’autres accessoires indispensables au respect des conditions d’hygiène, l’excursion débute par la légumerie où sont conditionnés sur place et chaque jour 900 kg de légumes (carottes, brocolis, pomme de terre…).

« Ils sont traités avec une faible dose de microchlore pour éviter la listéria », explique Mme Charmasson. Avec un marché de 6 M€ par an, l’entreprise doit respecter « un cahier des charges draconien », poursuit la directrice. « Une convention tripartite a été signée avec la mairie, l’entreprise et la Chambre d’agriculture pour que celle-ci nous trouve des producteurs locaux. »

Selon la municipalité, « un peu plus de 40% des produits consommés par nos enfants sont issus des productions locales (dans un rayon de 250 km, NDLR)» C'est ainsi que nos écoliers retrouvent dans leur assiette les lentilles bio des Délices de Scamandre ou les courges du Mas Roudil. La pratique est aussi écologique, permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre engendrées par le transport des denrées. 

« Dans le Gard, on a tout ! »

La cuisine centrale est située dans la zone économique du Marché gare (Photo : Coralie Mollaret)

Une bonne nouvelle pour Jean-Paul Fournier qui rappelle que le changement de délégataire a été « un défi important. » Pour la Chambre d'agriculture, il s’agit là « d’un partenariat gagnant-gagnant pour que nos enfants mangent mieux avec nos produits locaux. Au niveau national, Nîmes est un exemple. Dans le Gard, on a tout. On peut très bien vivre en autarcie. » Encore faut-il le vouloir. 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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